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Quand l’art devient résistance : La visite de la ministre Yolande Elebe chez M. Kadima
À une époque où les récits se disputent sur les réseaux, dans les médias et à travers les images, l’art n’est plus seulement un espace d’expression. Il devient un champ de bataille. Et certains artistes, comme M. Kadima, en ont fait leur terrain de guerre, une guerre numérique, culturelle et identitaire.

C’est dans cet esprit que la ministre congolaise de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, s’est rendue dans les locaux de l’atelier Ets M.KadimaArt, portant avec elle le poids de l’institution, mais aussi, ce jour-là, la reconnaissance symbolique d’un combat artistique devenu national.
Depuis plusieurs années, M. Kadima transforme son art en acte de souveraineté. Avec des œuvres profondément ancrées dans l’histoire et les luttes congolaises, il répond par la création aux agressions symboliques, à la désinformation et aux oublis volontaires. « Nous menons une véritable guerre numérique à travers nos œuvres », a-t-il expliqué, rappelant que dans ce contexte, l’indifférence peut être aussi violente que l’attaque.

La visite de Yolande Elebe n’était donc pas un simple geste protocolaire. Elle a marqué une rupture avec un silence institutionnel souvent reproché à l’État. « Pour la première fois, je me suis senti vu, entendu par l’État », a confié l’artiste, visiblement ému.
Mais au-delà du symbole, cette rencontre pose une question essentielle : que peut l’État face à un art qui dénonce, qui dérange, qui refuse la neutralité ? En se rendant personnellement dans l’atelier de M. Kadima, la ministre a montré qu’un soutien sincère peut exister sans récupération ni compromission : un soutien fondé sur l’écoute, le respect et le dialogue.

« Tout n’est pas encore accompli, mais sa manière de faire nous inspire », souligne encore l’artiste. Dans ses mots, une ouverture : celle d’un avenir où l’art ne sera plus isolé, mais appuyé, même dans sa radicalité, même dans sa lutte.
En somme, la culture congolaise ne se contente plus d’exister. Elle revendique, interroge, agit. Et parfois, elle trouve, en retour, le soutien qu’elle mérite.
Claudine N. I/CONGOPROFOND.NET
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Corridor de Lobito : Tshisekedi mise sur un projet clé pour connecter l’Afrique au monde
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , a présenté le projet du corridor de Lobito comme un levier stratégique d’intégration économique et de consolidation de la paix en Afrique centrale, lors du 5ᵉ Forum diplomatique d’Antalya, ouvert ce vendredi en Turquie.
Intervenant au panel des Leaders consacré au thème « le rôle de l’appropriation régionale dans un monde en transformation », le Chef de l’État congolais a mis en avant cette initiative comme un projet structurant appelé à renforcer les connexions entre l’Afrique et les marchés internationaux.
« Je fais ici référence, par exemple, au projet majeur qui suscite actuellement un intérêt partagé en Afrique centrale : le corridor de Lobito. Ce corridor d’intégration économique permettra d’acheminer les productions vers des centres de consommation situés sur d’autres continents », a déclaré le Président Tshisekedi.
Selon lui, cette infrastructure illustre l’importance d’une coopération régionale renforcée et traduit la volonté des États concernés de promouvoir un environnement fondé sur la stabilité, la paix et le respect mutuel des intérêts.
Le corridor de Lobito, en cours de développement, est ainsi perçu comme un axe stratégique majeur pour faciliter les échanges commerciaux, désenclaver certaines zones de production et positionner davantage l’Afrique centrale dans les chaînes de valeur mondiales.
Dorcas Ntumba
