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Chan : Elia, Bolingi et Luvumbu…, la meilleure attaque des Léopards locaux
La République démocratique du Congo a participé à cinq éditions sur six du Championnat d’Afrique des nations (Chan) depuis la première édition en 2009. Les Léopards locaux se sont adjugés deux titres, en 2009 et 2016, de cette compétition de la Confédération africaine de football (Caf), réservées aux sélections nationales d’Afrique composées des joueurs évoluant dans leurs championnats locaux respectifs.
Et l’attaque de l’équipe du sélectionneur Florent Ibenge, vainqueur en 2016, reste la meilleure attaque jusqu’à lors des Léopards dans cette compétition qui a servi de projecteur aux talents cachés du continent d’être révélés au monde.
La RDC a donc non seulement raflé le trophée du tournoi, mais aussi plusieurs récompenses individuelles. Meschack Elia a fini meilleur joueur et buteur de la compétition avec 4 réalisations.
Sur le plan collectif, les Léopards ont terminé notamment meilleure attaque du tournoi avec 14 buts inscrits sur l’ensemble des 80 marqués durant la compétition, soit 6 de plus que le total de l’édition 2014 en Afrique du Sud. La Côte d’Ivoire (10) et la Guinée (7) ont complèté le podium.
Parcours mémorable
Lors de la première journée de la phase des groupes, la RDC a battu l’Éthiopie sur le score de trois buts à zéro. Lusadisu, Luvumbu et Elia étaient les buteurs. En 2e journée, l’Angola corbe l’échine devant la RDC sur le score de 2 buts à 4, avec les réalisations de Munganga, Elia, Bolingi et Bope. Déjà qualifiés au tour suivant, les Léopards A’ se sont inclinés face aux Lions indomptables locaux du Cameroun au troisième match du groupe sur la note de 3 buts à 1. Jean-Marc Makusu Mundele a été l’unique buteur congolais.
La RDC a croisé en quart de finale le pays hôte, le Rwanda, obtenant sa qualification aux ultimes temps additionnels, sur le score de deux buts à un. Doxa Gikanji et Padou Bopunga ont marqué pour l’équipe de Florent Ibenge.
En demi-finale, les Leopards ont fait un but contre la Guinée à l’issue du temps reglementaire. Bolingi a marqué le but congolais. La RDC s’est hissée en finale en remportant les tirs au but. Et en finale, le Mali se fait gifler par 3 buts à 0, un doublé de Meschack Elia et un but de Bolingi.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
