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Analyses et points de vue

CENCO et ECC chez le M23 : Patriotisme ou Trahison ? (Lettre ouverte du 13 février 2025 par Sa Grande Majesté Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO) 

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La couronne d’épine vous parle. Je vous jure que tous ceux des Congolais qui ont osé dresser toute forme de trône royal comme pour imiter Sa Grande Majesté, qu’ils sachent de manière absolue qu’ils se sont entachés de la malédiction. Et la malédiction dont je parle ne tardera pas à pouvoir les atteindre. Ainsi dit le Seigneur ! Je tiens ici à faire comprendre à tous mes compatriotes que ce dont je suis en train de vous parler n’est pas un simple jeu de mots, ni non plus une pièce de théâtre, comme si j’étais en train de blaguer. Raison pour laquelle, je convie tous mes compatriotes à pouvoir suivre avec beaucoup plus d’attention tous ces événements qui sont en train de se produire sous nos yeux.

Faisant constat de tout ce qui vient de se passer à Goma, ne trouvez-vous pas, vous mes frères congolais, représentés par ces deux groupes la CENCO et l’ECC, que c’est une situation très grave dans laquelle vous trahissez le pays ? Comme vous vous êtes rendus sur place pour rencontrer le M23, automatiquement vous avez cautionné la sale besogne qu’ils viennent d’exécuter à Goma, pour ne citer que ce lieu, au moment où tous les Congolais, à l’unanimité, se sont mis d’accord pour ne plus accepter ce dialogue !

Même ceux que je regardais comme étant ennemis de mon pays se sont rangés; eux aussi ont dit non au dialogue. Vous êtes allés toucher à l’irréparable. Je vous mets devant vos responsabilités. Qu’est-ce que le peuple doit décider de ce que vous venez de faire ? Va-t-on nous laisser dire que c’est après avoir rencontré le M23 que la conscience vous revient et que vous réalisez que vous avez trahi le pays ? Pire ! Vous vous permettez de nous enseigner le Français en disant : “non, on ne peut plus parler de dialogue ! Maintenant ce sera le forum parce que le mot “dialogue” est devenu pollué dans le contexte présent”. Les auteurs de tout ce qui vient d’être dénoncé ne peuvent qu’être étrangers à cette nation de prédilection même si nous leur reconnaissons la nationalité en tant que frères.

Vous savez, chers compatriotes, quand vous parlez du contexte présent, c’est parce que vous avez toujours joué la carte en faveur des étrangers qui sont en train de nous massacrer par millions !

Chers compatriotes, je prendrai ici pour exemple les propos de l’ancien président français Monsieur François HOLLANDE qui, s’exprimant il y a quelques heures sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI), a non seulement fustigé la communauté internationale qui n’a pas réagi à la hauteur de l’agression dont la RDC est victime, mais aussi, a-t-il souligné avec force, toute sa tristesse et sa révolte des graves conséquences résultant de cette agression.

Aussi, a-t-il, dans la foulée, demandé au président Macron de faire une forte pression sur le Rwanda et à Paul Kagame de retirer ses troupes du sol congolais.

J’aimerais que vous vous souveniez, chers compatriotes, que lors du décès de Sa Majesté Elizabeth II, Reine d’Angleterre, Dieu m’avait alerté pour que je puisse comprendre l’espace du temps dans lequel nous nous retrouvions et quel est le rôle qui est le mien concernant mon pays, le Congo (RDC). Le monde, notamment mes compatriotes congolais, devrait être très attentionnés à cet événement-là qui indiquait le temps de la renaissance de la Royauté, cette Royauté dans laquelle vivait le Congo, notre pays, avant les tentatives de sa colonisation.

A ce niveau, on devrait se poser la question : pourquoi le Roi des Belges, Léopold II, avait-il refusé de céder aux Belges ce Congo (le Congo de mes ancêtres) pendant plusieurs années ?! Justement, c’est à cause de la méconnaissance que l’on va caractériser cette attitude du Roi Léopold II en lui imputant les mots “méchanceté, avarice et égoïsme” vis-à-vis de ces sujets. Pourtant, le Roi avait usé de prudence en demandant aux moines de prier pour qu’il comprenne avec exactitude la révélation qu’il avait sur les mystères sur lesquels repose cette belle contrée, ce beau et vaste pays aux dimensions continentales. Au-travers de toutes ces prières, Dieu Créateur va leur révéler le rôle très important que devra jouer mon pays, le Congo de mes ancêtres, dans ce monde des vivants.

Le signe de l’étoile donné aux Juifs (Israël) en ce temps-là, leur sera donné également à eux les moines qui rapporteront au Roi de manière exacte et nette, disant que c’était le même type que l’étoile de Bethléem que les mages venu de l’Orient avaient vu. Chers compatriotes, comme vous venez de le constater, Dieu Créateur avait déjà mis des jalons comme les points par lesquels nous devions marcher sans nous perdre. D’où le trône que Dieu vient de vous présenter comme lampe dont tout Congolais devrait se servir tout au long de ce chemin, de ce parcours que Dieu vient de nous ordonner d’emprunter jusqu’à ce que nous puissions, en tant que Congolais, atteindre les objectifs qu’ils nous a assignés.

Nos prédécesseurs (je parle ici de ceux qui appartiennent au premier chœur, je cite Pierre, Jean, Thomas…) s’étaient approchés de notre Seigneur, Jésus le Christ, pour qu’il leur enseigne la façon de prier (Matthieu 6:9-10). Rappelez-vous les élections présidentielles de 2006, évoquées par la radio Top Congo. Je m’étais présenté seul comme candidat unique du Dieu Créateur et c’était pour représenter l’autorité divine qui venait de s’impliquer à dessein dans la politique du Congo, notre pays. Malgré toutes les agitations que nous avions observées à travers le déroulement de ces élections-là, moi Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO, j’avais pris le plaisir d’afficher le fair play. C’est ce qui me poussera à rejeter la lettre composée par mon directeur de campagne. J’avais pris soin de rédiger moi-même ladite lettre en félicitant les deux qu’on disait être en tête de liste des 33 candidats. Mais le Dieu Créateur, que j’aimerais dorénavant que tout Congolais puisse appeler le Dieu du Pays, Dieu du Ciel, de la Terre, des Eaux et de tout ce qui s’y trouve, c’est ce Dieu-là qui, maintenant, vient de décider de régner à partir de son pays (le Congo) pour restaurer la vie meilleure qui se retrouve sur toutes les lèvres comme slogan : “l’âge d’or”. Ne vous laissez pas duper par ceux qui se disent être serviteurs de Dieu et prétendent qu’il y a un autre Dieu plus puissant que le Dieu du Congo. C’est le mystère dont je suis le seul détenteur à pouvoir connaître. Cela dit, vous comprendrez aisément, chers compatriotes, qu’aucune autre nation ne peut se précipiter pour annoncer l’âge d’or. Peuple congolais, j’ai voulu juste vous faire comprendre que le Congo, mon pays, bien qu’étant martyrisé par les étrangers de tous bords, ne sera pas pris par une nation étrangère ni ne connaîtra la Balkanisation. Il est certes vrai que mon peuple a profondément souffert mais, sachez que l’heure a sonné.

Dieu m’a dit, m’a chuchoté qu’ils ne feront rien. C’est mon temps de règne. Je vous le jure que si vous êtes en train de souffrir, c’est parce que vous rejetez celui en qui vous devriez vous confier. Je dis, je le répète : la solution pour vous Congolais, c’est ce Dieu qui vous a choisi et il vous a choisi par cet homme que vous êtes en train de rejeter. Cette fois-ci, mon cœur déborde de joie que vous ayez accepté de vous ranger derrière moi. Et si vous continuez, avec la même allure, de vous mettre derrière Sa Grande Majesté, tout un peuple, comme un seul homme, ces Rwandais qui, hier, vous martyrisaient ne le feront plus. Croyez en l’Éternel Dieu du pays, croyez en son Oint et vous allez réellement vivre la délivrance. Quand vous vous éloignez de Dieu, en vous éloignant de son Oint MUKUNGUBILA, automatiquement vous vous rendez faibles. Il n’y a pas d’autres solutions, il n’y a pas d’autres remèdes.

“Que ton règne vienne” ! Tel que je l’ai mentionné ci-haut dans cette lettre, je vous recommande vivement d’écouter intégralement la chanson Leza wa ntanda (Dieu du pays) composée par mon fils, le Prince Demu. Elle vous aidera certainement à mieux réfléchir afin de mieux vous confier en l’Éternel. Je vous jure que vous deviendrez invincibles et que les Rwandais vont fuir.

Sa Grande Majesté Joseph MUKUNGUBILA MUTOMBO
Le vaillant chasseur devant l’Éternel

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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