Mémoire
Célestin Mumba, alias « Tata Mapasa », figure emblématique de la RTNC, rejoint sa dernière demeure ce lundi 28 juillet
Le monde médiatique congolais est en deuil. Célestin Mumba, affectueusement surnommé « Tata Mapasa », célèbre réalisateur de la tranche matinale radiophonique Weekend en bonne compagnie sur les ondes de la RTNC, s’est éteint à Kinshasa le 14 juillet dernier. Son corps, conservé en vue d’un programme conjoint famille–RTNC, a été inhumé ce lundi 28 juillet à la Nécropole de la Miséricorde à Nsele, dans le district de Tshangu, selon un communiqué nécrologique transmis à Congoprofond.net.
Tata Mapasa laisse derrière lui un héritage audiovisuel inestimable. Artisan discret mais fondamental, il a marqué des générations de journalistes, de réalisateurs et de téléspectateurs par son expertise, sa rigueur et sa passion pour l’image.
Un parcours d’excellence au service du visuel national
Pilier de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), il a œuvré pendant des décennies à la production de programmes phares, y apposant une signature technique respectée et reconnue dans tout l’écosystème médiatique congolais. Son nom résonne dans les couloirs de la RTNC comme un modèle d’engagement, de constance et de professionnalisme.
Programme des obsèques : un dernier hommage à la hauteur de son nom
Les hommages ont débuté le dimanche 27 juillet à 18h par une veillée organisée à la salle Kanto Globe, située près de l’arrêt CCT sur la route Lumumba, en diagonale de l’église des Saints des Derniers Jours, face à l’Ecobank.
Le lundi 28 juillet, le programme s’est déroulé comme suit :
08h00 : levée du corps, passage à la RTNC pour la lecture de sa biographie et le dépôt de gerbes de fleurs
09h30 : arrivée à la salle Kanto Globe pour le recueillement
10h30 : départ pour l’inhumation à la Nécropole de la Miséricorde à Nsele Bambou
15h00 : retour à la salle Kanto Globe pour le bain de consolation
Une oraison pour l’éternité
Tata Mapasa s’en est allé, mais son nom restera gravé dans la mémoire audiovisuelle congolaise. À travers cette oraison funèbre et les nombreux témoignages, le peuple congolais rend hommage à un homme de l’ombre qui, pendant toute une époque, a su illuminer les écrans et accompagner les voix.
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
Mémoire
Disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo : une pionnière de la politique congolaise s’en va
La scène politique de la République démocratique du Congo est en deuil. Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est éteinte ce mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, à l’âge de 81 ans. Sa disparition met fin à une vie marquée par un engagement constant au service de l’État, ainsi que par une remarquable carrière politique.
Son ascension au sein de l’appareil d’État zaïrois illustre une carrière construite avec rigueur et ambition. Dès 1967, elle est nommée bourgmestre de la commune de Gombe, cœur administratif et politique de la capitale. Elle occupera par la suite des fonctions de premier plan, notamment comme vice-gouverneure de Kinshasa, avant d’en devenir gouverneure. En 1972, elle est appelée à diriger la province du Kongo-Central, alors connue sous le nom de Bas-Zaïre.
Au fil des années, elle a également participé à l’action gouvernementale, contribuant à la mise en œuvre des politiques publiques à une période charnière de l’histoire nationale.
Née en 1944 à Tshumbe, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est imposée très tôt comme une figure montante dans les sphères du pouvoir. Dans un contexte politique dominé par les hommes, elle a su tracer son chemin avec détermination, devenant l’une des rares femmes à accéder à de hautes responsabilités sous le régime de Mobutu Sese Seko.
Au-delà de ses fonctions, Catherine Nzuzi wa Mbombo restera dans les mémoires comme une femme de caractère, issue d’une lignée engagée et résolument tournée vers l’action publique. Dans un environnement souvent peu favorable à l’ascension des femmes, elle a su s’imposer avec autorité, ouvrant ainsi la voie à une plus grande participation féminine dans les hautes sphères de décision.
Mère de famille, elle a su conjuguer vie familiale et responsabilités publiques, incarnant un modèle de leadership pour plusieurs générations de Congolaises.
Parallèlement à sa carrière politique, elle s’est distinguée dans le monde des affaires. Elle fait partie de cette génération de femmes congolaises qui ont su allier engagement politique et initiatives économiques, contribuant à redéfinir le rôle de la femme dans la société congolaise moderne.
La disparition de Catherine Nzuzi wa Mbombo est un événement considérable dans la mémoire collective et politique du pays. Elle restera comme l’une des figures emblématiques de son époque, une pionnière dont le parcours continue d’inspirer.
En ce moment de recueillement, la nation congolaise rend hommage à une femme d’exception, dont l’empreinte dans les institutions publiques et dans l’histoire politique nationale demeurera indélébile.
Régis NGUDIE/Congoprofond.net
