Sports
CAN U20 – Léopards : Guy Bukasa signe son contrat à la veille du tournoi
Le sélectionneur national des Léopards U20, Guy Bukasa, a signé ce lundi 28 avril 2025 un contrat de travail avec le gouvernement congolais en vue de la Coupe d’Afrique des Nations.
C’est le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, qui a officialisé la signature à Tunis, où les jeunes Léopards finalisent leur préparation.
« L’objectif est de mettre le sélectionneur dans les meilleures conditions pour qu’il reste concentré et ramène des résultats », a confié un collaborateur du ministre.
Les détails du contrat n’ont pas été rendus publics. D’après plusieurs sources, l’équipe dirigée par l’ancien entraîneur de l’AS Dauphin Noir de Goma s’envolera pour l’Égypte ce mardi 29 avril, où la compétition a démarré dimanche.
Placée dans le groupe C aux côtés du Sénégal, de la République centrafricaine et du Ghana, la RDC fera son entrée en lice le 2 mai contre les Black Stars.
Les Léopards visent d’abord une qualification au second tour avant d’espérer aller plus loin. À Tunis, ils ont montré leur forme en battant la Tunisie 2-0 en match amical.
Pour rappel, Guy Bukasa avait remporté en décembre 2024 le tournoi de l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (UNIFFAC) en battant le Congo-Brazzaville à domicile. Un succès qui a permis aux Léopards U20 de retrouver la CAN après une dizaine d’années d’absence.
En cas de qualification pour les demi-finales, la RDC se qualifiera directement pour la Coupe du Monde U20.
Cedrick Sadiki Mbala/CongoProfond.net
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
