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CAF-C2 : Emomo signe un doublé et envoi V.Club en finale !

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L’association Sportive V.Club jouera bel et bien la finale de la Coupe de la confédération édition 2017-2018. Une qualification obtenue ce mercredi 25 octobre 2018 au stade des Martyrs devant l’Al Masry d’Égypte en gagnant sur la note de 4-0 avec au passage un doublé d’Eddy Ngoy Emomo. Les Dauphins noirs de la capitale, convient-il de rappeler, avaient arraché un nul vierge lors du match aller joué en Égypte.

Ngoy Emomo, très réaliste, n’a pas hésité à offrir un doublé à son club synonyme d’une qualification comme en 2014 en Ligue des champions, malheureusement, perdu devant Entente Sétif.

Les « Moscovites », au-dessus de leur adversaire pendant ce match retour, n’ont pas pris du temps pour prendre l’ascenseur devant les Egyptiens. Eddy Ngoy Emomo, sur une tête piquante en recevant un corner de Jésus Moloko, marque le premier but de son équipe.

Les Egyptiens vont réagir à la 16e minute sur un coup franc que le gardien camerounais de l’AS VClub renvoit en corner après une belle parade.

VClub reprend le contrôle du match et sur une belle séquence de passe entre Bangala, Djuma et Ngoy Emomo, ce dernier sur une frappe en dehors de la surface bat pour une deuxième fois le portier égyptien à la 37e (2-0).

Après les citrons, les poulains de Jean Florent Ibenge poussent sur l’accélérateur et marque le but du break par l’entremise de Jean Marc Makusu à la 70eme minute de jeu. Mukoko Batezadio qui était entrée vers la fin du temps réglementaire viendra participer à la fête en marquant le 4eme et dernier but des Moscovites aux temps additionnels.

VClub jouera donc la finale aller de la Coupe de la confédération le 02 décembre prochain devant un adversaire qui sera connu ce même mercredi après la demi-finale retour entre Raja de Casablanca et Enyimba du Nigeria. Au match aller Raja avait battu Enyimba a domicile sur la note de 1-0.

CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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