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RDC/Lodja: l’opposition saisit l’administrateur du territoire pour sa marche du 26 octobre
En marge de la marche initiée par l’opposition congolaise contre la Machine à voter, ce 26 octobre 2018, les représentants de l’opposition dans la province du Sankuru viennent de saisir l’administrateur du territoire de Lodja pour cette manifestation.
Dans le lot des partis ayant signé ledit document, il y a l’UNC, le MLC, l’ UNADEF, l’ADP et d’autres partis, à l’exception de l’UDPS .

Joint au téléphone par la rédaction du CONGO PROFOND.NET, Léon Nguwa, cadre de l’UNC, confirme la tenue de cette marche initiée par l’opposition contre la Machine à voter le 26 octobre à Lodja, dans la province du Sankuru. » Nous avons saisi l’administrateur du territoire et d’autres services ici présents à Lodja, conformément à la constitution. Nous n’avons pas besoin qu’ils réagissent, la marche aura bel et bien lieu à Lodja ».
Du côté des autorités, aucune réaction n’a été faite jusqu’à présent.
Notons que la question épineuse de la Machine à voter continue de diviser la classe politique congolaise à deux mois des élections, pendant qu’à Kinshasa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Naanga, vient de donner le go du déploiement des matériels électoraux.
O.N/CONGO PROFOND.NET
À la Une
Révision constitutionnelle en RDC : Le sénateur Pascal Omana Bitika recadre Modeste Bahati Lukwebo et appelle à dépasser les polémiques
Dans un contexte de débats politiques autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, le sénateur et Questeur adjoint du Sénat, Pascal Omana Bitika, est sorti de son silence pour répondre fermement à la récente sortie médiatique de son collègue Modeste Bahati Lukwebo. Dans une déclaration adressée à ses pairs, il clarifie sa position, réaffirme sa loyauté envers le chef de l’État et défend l’idée d’une actualisation du texte constitutionnel.

Loyauté réaffirmée au Président de la République
D’entrée de jeu, le sénateur Pascal Omana Bitika tient à dissiper toute ambiguïté quant à son positionnement politique. Dans son message adressé à ses collègues sénateurs, il réaffirme son attachement au Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon lui, son engagement envers le chef de l’État demeure constant et sans équivoque, soulignant ainsi sa fidélité à la vision politique portée par le président.
Cette clarification intervient dans un climat politique marqué par des divergences d’opinions au sein de la classe politique sur plusieurs sujets institutionnels majeurs.
Plaidoyer pour une révision de la Constitution

Au cœur de son intervention, Pascal Omana Bitika défend la nécessité d’une révision de la Constitution actuellement en vigueur en République démocratique du Congo.
Pour le sénateur, ce texte fondamental a été élaboré dans un contexte politique particulier, influencé notamment par des acteurs issus de l’ancienne mouvance mobutiste ainsi que de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL).
Dans cette perspective, il estime que la Constitution mérite aujourd’hui une actualisation afin de mieux correspondre aux réalités institutionnelles actuelles et aux aspirations contemporaines du peuple congolais.
Cette position s’inscrit dans un débat récurrent au sein de la classe politique congolaise sur l’opportunité d’adapter certains mécanismes institutionnels aux évolutions du pays.
Un appel à la retenue dans le débat politique

Face aux tensions et aux déclarations publiques parfois virulentes, le Questeur adjoint du Sénat invite les acteurs politiques à privilégier la hauteur d’esprit.
Sans citer explicitement son collègue Modeste Bahati Lukwebo, sa déclaration apparaît comme une réponse directe à certaines prises de position jugées polémiques.
Pour Pascal Omana Bitika, la politique reste un espace de débats et d’évolution, qui doit s’adapter aux mutations sociales et institutionnelles du pays.
Il exhorte ainsi les responsables politiques à éviter les querelles inutiles et à privilégier un débat constructif autour des enjeux majeurs de la nation.
Un débat institutionnel relancé

Par cette réaction ferme, Pascal Omana Bitika relance le débat sur la réforme constitutionnelle et appelle à un dialogue politique plus serein.
À travers cette mise au point, le sénateur semble vouloir recentrer les discussions sur l’essentiel : l’évolution des institutions congolaises et la consolidation de la gouvernance, dans un esprit de responsabilité et de cohésion nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
