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CAF-C2 : VClub croisera Raja de Casablanca en finale, vers un remake ?
Qualifié, ce mercredi 24 octobre 2018 au stade des Martyrs de la pentecôte, pour la finale de la Coupe de la confédération en atomisant les Egyptiens d’Al Masry sur la note de 4-0, avec au passage un doublé d’Eddy Ngoyi Emomo, un but de Jean le et Noël Mukoko Batazedio, les « Moscovites » croiseront les Marocains de Raja de Casablanca. Ces derniers ont battu les Nigérians d’Enyimba, tant au match aller qu’au retour en demi-finale.
VClub-Raja: un remake des huitièmes de finale ?
L’Opinion se souviendra de la double confrontation entre les deux équipes en huitièmes de finale de cette 15 ème édition de la coupe de la confédération.
Le match aller joué au Maroc le 05 juin, le score était de nul et vierge, alors qu’au match retour à Kinshasa le 19 août 2018, l’AS V.Club l’avait remporté sur la marque de 2-0 ( Ngoma 51e et Makusu 59e). Certains analystes considèrent comme déjà joué ce match au regard de la configuration de ces deux équipes dont les protagonistes seront certainement les mêmes.
Cependant, face aux réalités du foot, rien n’est gagné d’avance pour l’AS V-Club de Kinshasa qui doit à tout prix se concentrer pour réaliser un résultat positif lors de la finale aller et éviter ainsi la confiance d’un match déjà joué. L’opinion se souvient encore de la finale perdue en Ligue des champions de la CAF en 2014.
Cette fois-ci, les « Bana mbongo » sont dans l’obligation de prendre au sérieux l’adversaire pour espérer rafler le titre, et succéder au Tout Puissant Mazembe de la RDC qui est tenant du titre.
CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
