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CAF-C2 : VClub croisera Raja de Casablanca en finale, vers un remake ?
Qualifié, ce mercredi 24 octobre 2018 au stade des Martyrs de la pentecôte, pour la finale de la Coupe de la confédération en atomisant les Egyptiens d’Al Masry sur la note de 4-0, avec au passage un doublé d’Eddy Ngoyi Emomo, un but de Jean le et Noël Mukoko Batazedio, les « Moscovites » croiseront les Marocains de Raja de Casablanca. Ces derniers ont battu les Nigérians d’Enyimba, tant au match aller qu’au retour en demi-finale.
VClub-Raja: un remake des huitièmes de finale ?
L’Opinion se souviendra de la double confrontation entre les deux équipes en huitièmes de finale de cette 15 ème édition de la coupe de la confédération.
Le match aller joué au Maroc le 05 juin, le score était de nul et vierge, alors qu’au match retour à Kinshasa le 19 août 2018, l’AS V.Club l’avait remporté sur la marque de 2-0 ( Ngoma 51e et Makusu 59e). Certains analystes considèrent comme déjà joué ce match au regard de la configuration de ces deux équipes dont les protagonistes seront certainement les mêmes.
Cependant, face aux réalités du foot, rien n’est gagné d’avance pour l’AS V-Club de Kinshasa qui doit à tout prix se concentrer pour réaliser un résultat positif lors de la finale aller et éviter ainsi la confiance d’un match déjà joué. L’opinion se souvient encore de la finale perdue en Ligue des champions de la CAF en 2014.
Cette fois-ci, les « Bana mbongo » sont dans l’obligation de prendre au sérieux l’adversaire pour espérer rafler le titre, et succéder au Tout Puissant Mazembe de la RDC qui est tenant du titre.
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
