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CAF : Ahmad Ahmad suspendu par la Fifa pour 5 ans
Guéri de la Covid-19 et actuellement en repos médical, le président de la Confédération Africaine de Football, le Malgache Ahmad Ahmad (60 ans), est suspendu pour une durée de 5 ans par la commission d’éthique de la FIFA pour plusieurs griefs. Il est également sommé de payer une amende 185.000 euros. À propos des griefs, il s’agit entre autres de manque de loyauté, acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages, abus de pouvoir. Il y a aussi le détournement de fonds dans le cadre d’une enquête sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque (Oumra), ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités.
A quelques mois des élections à la CAF (prévues en mars 2021), Ahmad Ahmad qui était candidat à sa propre succession est d’office disqualifie de la course après cette lourde sanction. Rappelons-le, Ahmad Ahmad a été placé en garde à vue en juin 2019 pour soupçons de corruption avant d’être relâché.
Notons également que, depuis sa période de convalescence, le président de la CAF a été remplacé par son premier vice-président, le président de la Fédération congolaise de football association, (Fecofa), Constant Omari Selemani. Ce dernier va désormais continuer l’intérim jusqu’aux élections prévues en mars 2021.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
