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CAF : Ahmad Ahmad suspendu par la Fifa pour 5 ans
Guéri de la Covid-19 et actuellement en repos médical, le président de la Confédération Africaine de Football, le Malgache Ahmad Ahmad (60 ans), est suspendu pour une durée de 5 ans par la commission d’éthique de la FIFA pour plusieurs griefs. Il est également sommé de payer une amende 185.000 euros. À propos des griefs, il s’agit entre autres de manque de loyauté, acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages, abus de pouvoir. Il y a aussi le détournement de fonds dans le cadre d’une enquête sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque (Oumra), ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités.
A quelques mois des élections à la CAF (prévues en mars 2021), Ahmad Ahmad qui était candidat à sa propre succession est d’office disqualifie de la course après cette lourde sanction. Rappelons-le, Ahmad Ahmad a été placé en garde à vue en juin 2019 pour soupçons de corruption avant d’être relâché.
Notons également que, depuis sa période de convalescence, le président de la CAF a été remplacé par son premier vice-président, le président de la Fédération congolaise de football association, (Fecofa), Constant Omari Selemani. Ce dernier va désormais continuer l’intérim jusqu’aux élections prévues en mars 2021.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Atteintes à l’autorité de l’État : Le gouvernement congolais annonce des poursuites jusque…dans la diaspora !
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la RD Congo Guillaume Ngefa Atondoko a haussé le ton ce lundi 11 mai 2026. Dans un communiqué sans ambiguïté, il condamne avec la plus grande fermeté les propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants visant le Président de la République Félix Tshisekedi dans l’espace numérique.
Des publications intervenues notamment après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier, et que le gouvernement refuse d’assimiler à un simple exercice de la liberté d’expression. Au regard du droit pénal congolais, ces comportements constituent des infractions clairement qualifiées, attentatoires à l’autorité de l’État et à la cohésion nationale. Le garde des Sceaux rappelle que le Président, garant de la Constitution et de l’unité nationale, bénéficie d’une protection juridique renforcée.
En conséquence, les autorités judiciaires ont reçu l’injonction de déclencher immédiatement l’action publique, y compris pour identifier et interpeller les auteurs basés à l’étranger. Le ministre met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques visant à inciter à la haine ou à troubler l’ordre public, assurant que ces actes feront l’objet de poursuites systématiques.
Le message est clair : le ministère de la Justice entend « assurer le respect de l’autorité de l’État » et « assainir le cyberespace national ». Force demeure à la loi, conclut le communiqué, signe que Kinshasa passe désormais à la phase répressive dans la régulation des discours numériques.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
