Provinces
Butembo : Une enquête de la Lucha révèle que l’insécurité est la priorité numéro 1 des habitants
Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a remis, mardi 16 septembre 2025, au maire de Butembo (Nord-Kivu), une note de plaidoyer issue d’une enquête menée auprès de 500 habitants de la ville. Les résultats indiquent que l’insécurité constitue le problème prioritaire pour plus de la moitié des enquêtés.
« Il a fallu que la population de Butembo puisse donner son avis sur la gestion de la ville. L’enquête a porté sur trois grands thèmes : la sécurité, le développement et l’éducation. Les résultats montrent que plus de 50 % de la population vit sous l’insécurité, ce qui en fait la préoccupation principale », a déclaré Jean-Pierre Kasma, militant de la Lucha, à l’issue du dépôt du document.
Selon la Lucha, cette insécurité est alimentée par la prolifération des groupes armés et le chômage des jeunes. En matière de développement, les répondants ont pointé du doigt l’insalubrité ainsi que la faible couverture en électricité et en eau potable, estimée à moins de 20 %.
Toutefois, l’éducation obtient une cote positive : près de 65 % des enfants fréquentent l’école, grâce notamment à la gratuité de l’enseignement primaire et à la multiplication d’instituts supérieurs et universitaires dans la ville.
Face à ces constats, la Lucha recommande au maire de renforcer l’effectif de la police et de prendre des mesures pour améliorer les conditions de vie des habitants.
Dalmond Ndungo | CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
