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Butembo : 31.500 USD mobilisés pour la construction du pont Vutsundo
Les travaux de construction du pont Vutsundo, situé en commune Kimemi dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), ont officiellement été lancés ce vendredi 19 septembre 2021 au rond-point Gorille de Vutsundo.
Dans son allocution, le maire de la ville, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a salué l’initiative et l’implication de la population locale, tout en exprimant sa gratitude au député Rémy Mukweso, principal bailleur de fonds de ce projet communautaire.
« Population de Vutsundo, je suis très encouragé et émerveillé par l’initiative que vous avez prise. Nous disons aussi un grand merci à l’honorable Rémy Mukweso pour les œuvres qu’il ne cesse de réaliser à Butembo. L’appui de la communauté permettra que cet ouvrage soit rapidement achevé et facilite la circulation pour nous tous », a déclaré le maire.
Pour sa part, Manassé Mbegho, représentant du député Mukweso, a rappelé que l’ancien pont constituait déjà un danger pour les riverains. Il a annoncé une enveloppe de 31.500 dollars, mobilisée pour financer les travaux, qui devraient être exécutés dans les meilleurs délais.
Les habitants bénéficiaires ont également exprimé leur reconnaissance au député pour ce soutien, soulignant l’importance de ce pont dans l’amélioration de la circulation entre la concession de l’Institut Technique et Vétérinaire (ITAV/Butembo) et Vulamba. Ils souhaitent vivement que les travaux s’achèvent rapidement.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
