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Butembo : Une délégation de 10 députés nationaux en mission de contrôle parlementaire à la DGDA
Depuis ce vendredi 5 septembre, une délégation de dix députés nationaux séjourne à Butembo, au Nord-Kivu, dans le cadre d’une mission de contrôle parlementaire. Conduite par l’élu de Kisangani, Patrick Matata, cette équipe entend évaluer le mécanisme de mobilisation des recettes ainsi que l’exécution des dépenses au sein de la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
« Nous sommes à Butembo dans le cadre d’une mission de contrôle parlementaire, initiée à la suite du travail déjà amorcé à l’Assemblée nationale. Il s’agit de comprendre le fonctionnement de la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses, ce que nous appelons l’application de la loi des finances. Ici, nous venons achever le travail d’observation, d’écoute et de collecte de statistiques auprès de la DGDA », a expliqué Patrick Matata, chef de la délégation, à la sortie des civilités rendues à l’autorité urbaine.
Outre ce contrôle institutionnel, les députés entendent également mettre à profit leur séjour pour échanger avec les opérateurs économiques et la société civile locale.
« Nous allons rencontrer les acteurs impliqués dans le processus d’importation, d’exportation et d’accises, notamment ceux regroupés au sein de la FEC, de la FENAPEC ou de la COPEMACO. Nous discuterons aussi avec la société civile, qui peut fournir des observations et renseignements utiles au parlement afin de mieux cerner les causes de certaines contre-performances », a poursuivi le député de Kisangani.
Cette mission de contrôle parlementaire a déjà conduit la délégation dans plusieurs localités, dont Beni, Kasindi, Nobili et Kamango, ainsi que dans d’autres provinces du pays.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
