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Sécurité

Butembo : mise en garde de l’autorité urbaine contre les journées dites « ville morte »

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Le maire de Butembo, au Nord-Kivu, a lancé, jeudi 15 janvier 2026, une mise en garde ferme à l’endroit de tous les organisateurs des journées dites « ville morte » dans son entité administrative. Dans un message officiel rendu public le même jour, l’autorité urbaine a averti que les initiateurs de ces actions, accusés de chercher à embraser la ville, sont en cours d’identification.

Selon ce message, toute personne impliquée dans des troubles à l’ordre public, des actes de vandalisme des biens publics et privés, ainsi que celles qui diffusent des messages incitant à la violence à travers les réseaux sociaux, les radios, les télévisions ou tout autre canal de communication, s’exposera à des sanctions prévues par la loi.

« Par ailleurs, les acteurs qui cherchent à embraser la ville en organisant des journées dites “ville morte”, dans le but de donner un couloir à l’ennemi de la République démocratique du Congo, sont en cours d’identification. Nous n’accepterons plus que quiconque se livre à des actes de déstabilisation, notamment la perturbation des activités socio-économiques, le caillassage des véhicules ou la destruction des biens publics et privés, sans faire l’objet de poursuites conformément à la loi », peut-on lire dans le message du maire, lu par le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, secrétaire administratif à la mairie, M. Kesereka Nguru Jean-Pierre.

Le document précise également que toute personne qui véhiculera, à travers les réseaux sociaux, les radios ou les télévisions, des messages de nature à troubler l’ordre public fera l’objet de poursuites judiciaires. L’autorité urbaine appelle par ailleurs les habitants de la ville commerciale du Nord-Kivu à cultiver la paix et la cohésion sociale.

Cette mise en garde intervient après celle du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Évariste, le mardi 13 janvier dernier. Ce dernier avait menacé de dissoudre certains groupes de pression et mouvements citoyens ayant décrété une journée « ville morte » pour protester contre la recrudescence de l’insécurité à Butembo, exigeant notamment la démission de l’autorité urbaine et du commandant de la Police nationale congolaise. Pour le gouverneur, il est inacceptable qu’un groupe d’individus paralyse la ville et détruise des infrastructures routières obtenues à la sueur de la population, avertissant qu’il s’agirait de la dernière fois que de tels actes se produisent.

Dalmond Ndungo | CONGOPROFOND.NET

Sécurité

14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo

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La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.

Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.

Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.

Exaucé Kaya

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