Sécurité
Bumba : 4 morts dans 2 drames distincts, dont le corps d’un militaire retrouvé sans vie à l’aérodrome
La ville de Bumba s’est réveillée dans la stupeur ce mardi 13 janvier 2026, à la suite de deux événements tragiques survenus à quelques heures d’intervalle. Le premier drame s’est produit lundi vers 22 heures sur la deuxième avenue, direction Institut Likana Maboso, où un homme connu sous le pseudonyme d’« Okocha » a mortellement agressé trois membres de sa famille à l’aide d’une arme blanche. Une quatrième victime a survécu et reçoit des soins à l’Hôpital général de Bumba.

Selon les informations recueillies, l’auteur présumé s’en serait pris à sa mère et à deux de ses neveux à la suite d’un différend familial lié au refus de vendre la parcelle familiale. Les faits se sont déroulés en l’absence de sa sœur, alors en veillée mortuaire hors du quartier. Le suspect est actuellement aux mains de la Police nationale congolaise, en attendant les suites judiciaires.

Le second drame est survenu mardi matin vers 8 heures à l’aérodrome de Bumba, où un militaire des FARDC a été retrouvé mort après s’être donné la mort, dans des circonstances encore non élucidées. Son corps a été transféré à la morgue de l’Hôpital général, tandis qu’une enquête est annoncée pour faire la lumière sur les causes exactes de ce décès.
Liévin Molota
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
