Actualité
Butembo : Les jeunes outillés sur la résolution 2250 des Nations Unies par le Conseil urbain de la jeunesse dans le cadre du projet “Muda wa Amani”
Les jeunes de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont été outillés ce mercredi 26 février 2025 sur la résolution 2250 des Nations Unies par le Conseil urbain de la jeunesse et ses partenaires. C’est la grande salle du Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC/Butembo) qui a servi de cadre à cet atelier.
Dans son mot d’ouverture, le chef du premier bureau à la mairie et représentant de l’autorité urbaine à cette activité, Gilbert Bwambale Nyime, a exhorté les jeunes à être des artisans de paix, car la paix est le synonyme du développement.
“De notre part, la paix et la sécurité restent indispensables pour le développement de notre ville de Butembo, qui a besoin du concours de chacun et chacune de nous pour son émergence. C’est pourquoi je vous exhorte à demeurer des artisans de paix, car la paix est l’autre synonyme du développement. Chers jeunes, nous devons donc éviter l’extrémisme violent et toujours chercher à résoudre nos conflits d’une manière pacifique en vue de trouver des solutions durables, de sorte que nous fassions nous-mêmes partie de ces solutions concertées”, a déclaré Gilbert Bwambale Nyime, représentant de l’autorité urbaine à cet atelier.
De son côté, Jean Ishara, de l’organisation Action d’Aide pour la Paix (AAP), membre du consortium HEKS EPER et ASP, qui exécute le projet Muda wa Amani, a souligné l’importance d’impliquer les jeunes dans les discussions sur la paix, surtout dans ce contexte précis. Pour lui, les jeunes doivent participer au processus de paix en prenant part aux instances décisionnelles.
“Le rôle de la jeunesse se résume même sur les piliers de la résolution 2250. Les jeunes doivent s’assurer de leur participation aux instances décisionnelles. À cet effet, l’autorité urbaine a été conviée à la session pour que les jeunes discutent de cet aspect de participation aux instances décisionnelles. Ils doivent veiller à ce que leur rôle, notamment en lien avec les autres piliers de la résolution, soit respecté par l’autorité et que, de leur côté, ils jouent pleinement leur rôle pour renforcer la paix et la stabilité”, a-t-il dit.
Les participants ont salué la tenue de cette activité, et la plupart ont indiqué que c’était la première fois qu’ils apprenaient l’existence de la résolution 2250. C’est le cas de Jean-Pierre Kasma, du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), qui promet de renouveler son engagement pour les actions de paix.
“Je salue ces échanges qui nous ont présenté des instruments que nous ne connaissions pas, notamment la résolution 2250. C’est une résolution que, personnellement, je ne connaissais pas et qui oblige les gouvernements membres des Nations Unies à intégrer les jeunes dans la pacification de leurs États respectifs. Donc, pour moi, c’est un atout. Après ces échanges, qui ont notamment porté sur cette résolution, ses objectifs et son importance dans le contexte actuel de la République démocratique du Congo, je renouvelle mon engagement pour les actions de paix que nous avons toujours initiées. Cela inclut, entre autres, le refus de l’enrôlement dans des groupes armés et la collaboration avec les autorités étatiques légalement établies”, a-t-il promis.
La résolution 2250 a été adoptée par les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2015 sous le thème “Jeunesse, paix et sécurité”.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
