Actualité
Agression en RDC : L’éducation impactée avec plus de 2 500 écoles fermées et un million d’enfants affectés
Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, la situation sécuritaire a gravement impactée le secteur éducatif. Le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté a révélé ce mercredi 26 février 2025 que 2 594 écoles ont dû fermer leurs portes, affectant plus d’un million d’enfants.
Ces fermetures sont principalement dues aux attaques des groupes armés, dont les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Au total, 1 453 écoles ont été fermées dans le Nord-Kivu et 1 111 dans le Sud-Kivu. Les enfants, qui étaient déjà dans des zones de tension, se retrouvent ainsi privés d’accès à l’éducation.
L’interruption des activités scolaires constitue une tragédie pour les élèves et leurs familles, car elle compromet non seulement leur apprentissage mais aussi leur sécurité, car plusieurs établissements ont été transformés en cibles ou en bases militaires par les groupes armés.
« La crise actuelle a touché profondément le système éducatif, avec des écoles bombardées, détruites ou utilisées à des fins militaires. Certaines écoles abritent des engins explosifs, mettant en danger la vie des élèves et des enseignants », a déclaré la cellule de communication du ministère.
Pire encore, un établissement scolaire a été transformé en cimetière, une image poignante du désastre humain et social.
En réponse à cette catastrophe, le ministère de l’Éducation nationale a lancé un programme d’éducation d’urgence. Ce programme vise à répondre aux besoins urgents des enfants déplacés en leur offrant un enseignement temporaire, même dans des conditions de sécurité instables.
Des kits scolaires et du matériel pédagogique sont en train d’être distribués pour garantir que les enfants vulnérables puissent continuer à recevoir un enseignement de base.
Face à ce drame, le gouvernement appelle à une mobilisation internationale urgente pour aider à restaurer l’accès à l’éducation en RDC et éradiquer ce fléau de violence.
Le ministère exhorte également les citoyens à protéger les écoles et à soutenir les enfants vulnérables dans ces zones de conflit. Il reste essentiel de garantir que la guerre ne prive pas une génération de son droit à l’éducation.
CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
