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Butembo : Lancement de la phase 2 des travaux à haute intensité de main-d’œuvre du projet STEP par le maire de la ville

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Ce lundi 4 mars 2024, à Butembo, Nord-Kivu, le maire de la ville a lancé les travaux à haute intensité de main-d’œuvre (Thimo) de la phase 2 du projet STEP de la Cellule de Suivi des Projets et Programmes (CSPP), anciennement connue sous le nom de Fonds Social de la République. La cérémonie a eu lieu au stade de l’ESCO. À cette occasion, le Commissaire Supérieur Principal Mowa Baeki Tellly Roger a exprimé sa gratitude envers le président de la République pour ce projet en faveur du Nord-Kivu en général et de la ville de Butembo en particulier, qui, selon lui, contribuera à la lutte contre le chômage.

« J’adresse mes remerciements au chef de l’État pour sa considération envers notre province du Nord-Kivu et plus spécifiquement envers la ville de Butembo, d’avoir une fois de plus dirigé les financements du projet STEP vers la population de Butembo afin de résoudre le problème du chômage », a-t-il déclaré.

De son côté, le point focal de la Cellule de Suivi des Projets et Programmes au Nord-Kivu (CSPP), ancien Fonds Social de la République, a indiqué que les 9 800 bénéficiaires de ce projet, répartis dans 28 quartiers de la ville de Butembo, ont été recrutés de manière aléatoire sur une période de 5 mois et recevront une rémunération de 60 dollars américains. Henri Kitenge a également précisé que l’objectif de ce projet est de permettre aux personnes vulnérables d’avoir des moyens de subsistance pendant la période de mise en œuvre jusqu’en juin 2025. Il a également appelé les bénéficiaires à s’approprier le projet.

« Nous attendons de ces bénéficiaires qu’ils s’approprient le projet. C’est un projet du gouvernement, c’est notre projet, il nous aidera non seulement à gagner de l’argent, mais aussi à entretenir notre environnement quotidien. Ainsi, nous pourrons prendre soin de nos quartiers et maintenir la propreté. Ils ne doivent pas se laisser influencer par des comportements négatifs, car il y a des personnes qui chercheront à semer la discorde. Pour un simple retard de paiement de 5 jours, elles descendront dans la rue et provoqueront des troubles. Nous leur demandons de faire confiance au projet, qui les accompagnera jusqu’à la fin, où ils recevront une somme d’argent pour leur permettre de démarrer une petite activité génératrice de revenus« , conseille-t-il.

Il convient de préciser que ce projet concerne 6 provinces de la RDC, notamment le Kasaï-Central, le Nord et le Sud-Ubangi, le Nord et le Sud-Kivu, ainsi que l’Ituri.

Dalmond Ndungo /Congoprogond.net

 

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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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