Genre
Butembo : la SYOFEM manifeste pour dénoncer l’insécurité et les conditions difficiles des femmes au Nord-Kivu
Les membres de la Synergie des organisations féminines (SYOFEM) ont organisé, ce mardi 2 décembre, une marche pacifique dans les rues de Butembo pour dénoncer l’insécurité persistante au Nord-Kivu et les conditions difficiles auxquelles font face les femmes et les jeunes filles. Parties du rond-point Sonas, les manifestantes, pieds nus, brandissaient des affiches exposant leurs revendications avant de déposer leur cahier des charges à la mairie.
Dans ce document, la SYOFEM dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire à l’est de la RDC. Elle pointe l’activisme du M23 dans le Petit Nord et les attaques récurrentes des ADF dans le Grand Nord, notamment dans les territoires de Lubero et de Beni, où les femmes demeurent les premières victimes des violences.
Face à cette crise, la plateforme féminine recommande notamment le renforcement de la sécurité, la mise en œuvre effective de la résolution 1325 des Nations unies et une intensification de la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle appelle les autorités à agir rapidement pour protéger les populations civiles et restaurer la paix.
À la mairie, le chef de division unique, M. Terya Awite Stanislas, a réceptionné le cahier des charges. Il a salué le caractère pacifique de la marche et reconnu la pertinence des recommandations, affirmant qu’elles figurent déjà parmi les priorités du Centre de coordination des opérations (CECO). Il a promis de transmettre l’ensemble des doléances au maire de la ville ainsi qu’au gouvernement congolais.
Dalmond Ndungo
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
