Sécurité
Butembo : le président de l’ACMPROBENNE dénonce des menaces proférées par des éléments de la police des mines
Le président de l’Association des Chauffeurs, Manutentionnaires et Propriétaires des Bennes (ACMPROBENNE), Georges Kanamungoya, dénonce des menaces qu’il dit recevoir de certains éléments de la police des mines à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Ces intimidations interviennent quelques jours seulement après sa rencontre avec le commissaire provincial de la Police nationale congolaise, à qui il avait signalé les tracasseries subies par les membres de son association.
« Nous sommes là pour dénoncer les menaces proférées contre nous. Nous étions partis voir le commissaire provincial de la police pour dénoncer les tracasseries dont sont victimes nos chauffeurs de bennes, surtout en commune Bulengera et dans certains quartiers de la ville, de la part de certains policiers de la police des mines. Ils nous tracassent depuis longtemps », a déclaré M. Kanamungoya.
Le président de l’ACMPROBENNE affirme avoir reçu des appels téléphoniques de menace de mort, et dit connaître les agents à l’origine de ces intimidations. Craignant pour sa sécurité, il en appelle à la protection des autorités compétentes. « Je demande que l’État me protège, car je ne fais qu’exercer mon droit légitime de défendre les intérêts de mes membres », a-t-il insisté.
Malgré ces menaces, Georges Kanamungoya reste déterminé à poursuivre son combat pour la défense des droits des chauffeurs et propriétaires de bennes. Il réaffirme sa volonté de continuer à dénoncer les abus commis par certains agents de la police des mines afin que cessent les tracasseries dans la ville de Butembo.
Dalmond Ndungo
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
