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Butembo : 3 morts après une attaque rebelle, ce mercredi, à la Prison centrale Kakwangura
La prison centrale Kakwangura a été la cible d’une attaque des hommes armés dans la nuit de mardi à ce mercredi 10 juillet en ville de Butembo. Cette incursion a eu lieu vers une heure du matin et le bilan fait état de 3 personnes tuées dont deux policiers et un assaillant.
D’après des sources militaires, qui jusque-là n’ont pas l’identité des assaillants auteurs de cette attaque, indiquent que des locataires de la maison carcérale ciblée se sont évadés. En même temps, elles ajoutent que qu’un colis contenant 90 munitions a été récupéré par les forces loyalistes.
» Le bilan encore provisoire fait état de deux policiers qui étaient à la garde tués, un combattant Maï-Maï du nom de Kasereka Vyeka neutralisé, son arme et un colis contenant 90 munitions récupérées par les militaires en renfort. », a déclaré le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole de l’armée dans la région.
Ce bilan pourrait être provisoire, car selon lui, les forces de l’ordre et de sécurité sont à pied d’œuvre pour retrouver les évadés et les auteurs de l’attaque. Selon cet officier FARDC, 3 autres évadés ont été maîtrisés et ramenés en prison.
« Pour l’instant, la situation est redevenue calme et des dispositions sécuritaires sont prises pour retrouver les prisonniers évadés », ajoute-t-il.
Du côté de la Société civile, on signale que trois autres assaillants ont été victimes de la justice populaire dans un quartier situé à l’est de Butembo. Ces derniers ont été arrêtés par les habitants de ce coin avec des armes et munitions
Signalons que dans la matinée de cette attaque intervient pendant que les organisations et autres structures citoyennes venaient d’annoncer une autre série de manifestations anti-Monusco dans la ville.
Nehemy Mbusa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
