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Bukanga-Lonzo: Matata Ponyo, Patrice Kitebi et Glober Christe face aux juges de la Cour constitutionnelle ce lundi 25 octobre

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Dans un extrait de rôle du 21 octobre 2021 parvenu à notre redaction, il est annoncé l’ouverture, ce lundi 25 octobre 2021 à 10 heures, du procès de l’ex-Premier ministre Matata Ponyo, avec son ancien ministre Patrice Kitebi et ainsi que Glober Christe.

La cour constitutionnelle siegèra en audience publique en matière repressive, selon le greffier principal Mubwisa Lunzey Scholastique, pour détournement de deniers publics dans l’affaire Bukanga Lonzo.

Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), publié le 18 novembre 2020, avait dénoncé le détournement de 205 millions de dollars sur les 285 millions alloués à ce projet agricole lancé en grande pompe en 2014.

Matata Ponyo, Premier ministre de 2012 à 2016, est présenté par l’IGF comme « l’auteur intellectuel » de ce détournement.

C’est à la suite de ce rapport que le procureur général près la Cour constitutionnelle s’était saisi du dossier pour demander l’autorisation de poursuivre Matata Ponyo.

L’ancien Premier ministre et son camp n’ont cessé de dénoncer un « acharnement judiciaire », critiquant à plusieurs reprises une « procédure politique » visant à écarter un potentiel candidat à la Présidentielle.

L’heure de vérité 

L’opinion publique est suspendue à  procès qui doit faire la lumière sur la gestion de grand projet du parc agro-industriel, présenté en pompe, mais qui n’aura pas tenu ses promesses pour les Congolais.

A l’approche de cette date, dans la presse congolaise, des publications font état de ce procès, de l’absence de certains acteurs, de la présence de l’ancien premier ministre Matata Ponyo et de son ministre délégué aux Finances. En mai dernier, sur son compte Twitter, l’ancien Premier ministre disait “de Conakry où je me trouve au service de l’Afrique, j’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice politiquement instrumentalisée. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence et crois en la force de la vérité”.

Pour les Congolais, l’occasion lui est donnée pour aider la justice à comprendre comment ce projet a été conçu? Comment est-ce que les passations des marchés ont été faites? Qui a porté ce projet, de sa conception à son exécution?

Ayant été à la tête du gouvernement lors de la conception et de l’exécution de ce projet, Matata Ponyo aura toute les cartes en main pour convaincre les juges de gestion de ce projet qui aura fait la fierté de son gouvernement pendant un temps.

De la conception à la mise en oeuvre

Des sources crédibles, nous apprenons que “le projet Bukanga Lonzo a été géré par la Primature. Même le ministre de l’agriculture de l’époque, ministre de tutelle, n’avait pas son mot à dire dans « la gestion et l’exécution de projet”.

Visiblement, “même pour se rendre sur le site de Bukanga Lonzo, il fallait avoir l’avis de la Primature”. Cela voudrait dire, souffle un proche du dossier, que “Bukanga Lonza est un projet qui a été préparé par les équipes du Premier Ministre de l’époque, géré et coordonné par lui-même ». En terme de responsabilité, Matata Ponyo, va ainsi convaincre la Cour qu’il n’a pas été à la conception, ni dans la mise en oeuvre de ce projet, pourtant piloté depuis la Primature.

Etant sûr de ses moyens de défense, l’ancien Premier Ministre pourra démontrer alors à quel niveau de responsabilité sont impliqués ses ministres des Finances et/ou de l’Agriculture de l’époque dans l’exécution des finances. Mais, aussi, dans la gestion du projet Bukanga Lonzo, il sera important de démontrer que les différents ministres de finances auraient agi seuls, de leur propre gré, sans suivre les recommandations du Premier Ministre, Chef du gouvernement.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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