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Bilan Fatshi 2023, Union Sacrée, Kabila, Kamerhe, mandataires publics, etc. : Augustin Kabuya éventre son boa !

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Ce mercredi 22 décembre au siège de la parti au pouvoir, l’Union Démocratique Progrès Sociale (UDPS), son secrétaire général, Augustin Kabuya, a tenu une matinée politique au cours de laquelle il a évoqué plusieurs questions d’actualité. Dans le lot, la tournée du Chef de l’État, Félix Tshisekedi dans l’espace Grand Kasaï, notamment à Mbuji-Mayi, Kabinda, Tshikapa, Kananga et Sankuru; la restitution des consultations initiées récemment par la hiérarchie du parti pour désigner les candidats qui vont représenter le parti dans les entreprises de l’État; la position de l’UDPS en rapport avec la libération de Vital Kamhere, le bilan de Félix à mi-mandat, etc.

Concernant la gestion du pays, le SG de l’UDPS a faire savoir aux combattants que ce n’est pas son parti qui le gère seul.  » J’ai entendu nos frères dire que ce bilan est sur la tête de l’UDPS et non Union sacré… C’est juste de la malhonnêteté intellectuelle ! Le bilan de 1+4 c’était sur la tête de qui ? Si on donne les quotas pour les mandataires, eux aussi prennent des postes… Qu’ils nous attendent en 2023, nous avons un discours à tenir devant la population… Nous sommes les co-gestionnaires de la chose publique. Que personne vous intimide ! », a lancé Augustin Kabuya.

Sur la libération de Vital Kamerhe, Augustin Kabuya a déclaré :  » Certains se sont fait des juges et magistrats de circonstance. Ils ont dit qu’il était le prisonnier politique de Félix Tshisekedi, alors que nous avions répliqué que c’est la justice qui l’avait arrêté. Comment expliquer que cette même justice là à laquelle nous nous référons, le libère et certains disent que Félix nous a déçus. En quoi vous a-t-il déçu ? Vous a-t-on dit que le Président de la République est Président de la Cour de cassation ? Vous a-t-on dit que la personne qui a déposé la plainte contre Vital Kamerhe s’appelle Félix Tshisekedi ? « .

Puis d’ajouté :  » Allant jusqu’à brûler des pneus pour exprimer leur indignation suite à cette liberté provisoire accordée au leader de l’UNC, je me dis si ta femme t’a déçu chez toi, ne vient pas nous engager compris ? Nous n’avons vu aucune implication du Chef de l’Etat là dedans. En lieu et place de brûler les pneus, qu’ils aillent se renseigner à la Cour de cassation qui a rendu ce verdict pour connaître la vraie version de la libération du Président national de l’UNC. L’UDPS n’est pas impliquée dans sa libération (…) Il n’y a pas de Cour de cassation qui se nomme Augustin Kabuya. »

« Kabila : sa place à la CPI ou Makala »

Au sujet de Joseph Kabila, ce haut cadre du parti présidentiel précise : « Ceux qui pensent au retour de Joseph Kabila au pouvoir ne l’aiment pas. Il lui cherche des problèmes inutilement. Qu’ils sachent que la place de Joseph Kabila n’est plus à la tête du pays. Si ce n’est pas à la CPI c’est à Makala qu’il [Kabila ndlr] doit partir. Comme ils disent que les prix des denrées alimentaires ont connu une montée vertigineuse sous Tshisekedi, peuvent-ils comparer aussi la situation des droits de l’homme sous Fatshi-béton et celle de Joseph Kabila caractérisée par des crimes d’État et des fosses communes?».

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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