Société
Beni : la marche initiée par la société civile contre l’agression rwandaise respectée par la population
Ce lundi 3 février 2025, la ville de Beni a été mobilisée exceptionnellement. Des milliers de citoyens, accompagnés de leurs dirigeants, ont défilé dans les rues pour exprimer leur soutien indéfectible aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et aux patriotes volontaires, connus sous le nom de « Wazalendo », qui se battent courageusement contre les combattants du M23, soutenus par le Rwanda.
La marche a débuté au rond-point Enra, se dirigeant vers la mairie de Beni. Les participants comprenaient des autorités civiles, des membres de la police et divers acteurs de la société civile, tous unis dans un élan de solidarité face à l’insécurité persistante qui frappe l’Est du pays. À l’arrivée à la mairie, un mémorandum a été lu et déposé auprès du maire Tekodale Jacob, soulignant les préoccupations des citoyens face à la situation actuelle.
Des pancartes portant des messages d’encouragement ont été brandies tout au long du parcours, adressant des mots réconfortants aux habitants de Goma ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité. Maître Paluku Kavotha, président de la société civile de Beni, a profité de cette occasion pour dénoncer la complicité présumée de la communauté internationale dans l’escalade des violences à l’Est.
Les manifestants ont exprimé leur détermination à défendre leur patrie en se proposant même pour rejoindre les rangs de l’armée loyaliste ou des groupes patriotes Wazalendo afin d’endiguer l’avancée des combattants du M23.
Ce soutien populaire a également été renforcé par la présence visible des membres du Conseil Urbain de Sécurité, qui ont pris part à cette mobilisation.
Pour renforcer cet élan commun en faveur de la paix, une journée de prière est prévue pour ce 4 février. La société civile urbaine invite tous les habitants à rester chez eux ou à se rendre dans leurs églises pour méditer sur la situation actuelle et prier pour un retour durable à la paix.
Pascal NDUYIRI, à Beni
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
