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Beni : des étudiants interpellés pour avoir réclamé la reprise des cours
Plus ou moins dix étudiants ont été interpellés, ce jeudi le 2 juillet 2020, à Béni dans la province du Nord-Kivu, par la Police locale. Et pour cause : ils ont bravé l’interdiction des rassemblements publics en cette période d’état d’urgence sanitaire, rapporte Radio Okapi.
Ces étudiants sont sortis dans la rue pour réclamer la reprise des cours. Ils ont organisé une marche pacifique dans cette ville du Nord-Kivu, tenant à ce que les cours reprennent qu’il faut apprendre à vivre avec la Covid-19 après une période morte due à la crise sanitaire.
La reprise des cours, selon ces jeunes manifestants , sera un moyen pour continuer à sensibiliser sur les mesures préventives contre toutes ces maladies. « Nous avons constaté que les mesures qui ont été prises par le chef de l’Etat, -ce que les autres ont appelé confinement-, n’ont pas été efficaces et surtout efficientes, par rapport également à la menace de la maladie. Nous avons compris qu’il faudrait vivre avec cette maladie, tout en sensibilisant la communauté. Depuis pratiquement trois mois, nous sommes là à ne rien faire. Et nous avons pris le courage d’écrire et de tenir informer l’autorité, et d’exiger la reprise immédiate et sans condition des cours », a expliqué Azaria Mokonzi, chargé de communication au sein du comité des étudiants de l’Université officielle de Semuliki à la radio Okapi.
Le mouvement citoyen Lucha parle de 12 étudiants arrêtés. Fabrice Mulwahali, un de leurs leaders et militant de la Lucha et a exigé leur libération. « 12 étudiants de Beni dont Fabrice Mulwahali, un de leurs leaders et militant de la Lucha, ont été arrêtés arbitrairement hier alors qu’ils exigeaient pacifiquement la réouverture des écoles et universités. Nous partageons leur revendication et exigeons leur libération, » a écrit la Lucha.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
