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Actualité

30 juin : « le discours de F. Tshisekedi retrace les réalités politiques qui énervent  » (ANACLET KABEYA, député)

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Des réactions continuent de dominer les salons politiques de la RDC depuis le discours du président de la République démocratique du Congo, FÉLIX Tshisekedi, le 29 juin dernier devant la nation, à l’occasion des 60 ans d’indépendance du pays.

A cet effet, le député national Anaclet Kabeya Kalenga, élu de la circonscription de Sakania dans le Haut-Katanga, a élevé la voix pour saluer la franchise, et la maîtrise de la situation actuelle par le Chef de l’Etat.

 » Nous avons suivi avec une attention soutenue le président de la République. Dans son allocution, FATSHI a fait la ronde de toute situation politique que le pays traverse aujourd’hui, en mettant au centre le peuple. Nous sommes conscients et sûrs de la mauvaise foi et intention des nos partenaires en face, qui au juste font de l’opposition dans la coalition. Félicitons le garant du bon fonctionnement des institutions pour avoir mis en garde qui que ce soit dans la bonne gouvernance en répondant au besoin de la population.  » Le peuple d’abord » ! Par conséquent, nous les élus devons tirer conséquence de notre prestation à l’hémicycle, car nous sommes l’émanation du peuple qui traverse la crise sanitaire dûe au coronavirus. Et aussi la crise financière qui gangrène la vie de la population dans son ensemble », déclare le député KABEYA.

S’adressant à ses collègues, membres du FCC, ce député élu de l’Udps appelle chacun à la prise de conscience, car « le pouvoir de Tshisekedi va châtier sans pitié, sans couleur politique, y compris nous de sa famille politique » .  » Mettons en premier lieu le besoin et intérêt de nos électeurs », a-t-il exhorté.

Pour conclure, il invite la population de sa circonscription à bannir la haine tribale en unissant ses efforts pour la construction de notre ville ».

JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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