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Provinces

Beni : 12 ans après, toujours aucune trace des 3 prêtres Assomptionnistes enlevés à Mbau !

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19 octobre 2012 – 19 octobre 2024, c’est exactement 12 ans depuis que 3 personnalités de l’église catholique du diocèse de Butembo-Beni sont portées disparues. Ils étaient de la paroisse Notre-Dame des pauvres de Mbau, en territoire de Beni au Nord-Kivu.

Depuis le 19 octobre 2012, aucune nouvelle de ces prêtes enlevés par des hommes armés pour une destination inconnue. Il s’agit des pères Anselme Wasukundi, Edmond Kisughu et Jean-Pierre Ndulani.

Retenez que c’est après 2 ans après leur disparition que les massacres des civils dans le territoire de Beni et ville avait commencé. Certaines sources indiquent que ce sont les ADF qui en sont auteurs, car les rebelles ougandais ADF avaient déjà été signalés avant cette sale besogne. Malgré cette alerte de la population de Beni ville et territoire, jusqu’ici ces hommes en armes ne sont pas toujours identifiés et ces pères catholique sont toujours introuvables.

5 ans après l’enlèvement de ces trois pères Assomptionnistes, deux autres prêtres catholiques ont connu le même sort un certain dimanche 16 juillet 2017 dans la paroisse Reine des Anges de Bunyuka, toujours dans le territoire de Beni. Il s’agit de Charles Kipasa et Jean-Pierre Akilimali qui, jusqu’à présent, restent portés disparus.

Signalons que plusieurs personnes sont enlevées par ces rebelles ougandais ADF depuis 2012 dans le territoire de Beni et ville et jusqu’à maintenant demeurent introuvables, malgré les efforts des opérations conjointes FARDC-UPDF actuellement dans cette région. Toutefois, certains desdits otages ont la grâce d’être libérés grâce à ces opérations conjointement menées.

Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET

Provinces

« Le Haut-Uele ne peut pas supporter 30 ans de guerre » : Moïse Mahuka appelle les jeunes à rejeter les groupes armés

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Face aux inquiétudes grandissantes liées à la situation sécuritaire dans le nord-est de la République démocratique du Congo, Moïse Mahuka, leader d’opinion du territoire de Watsa, appelle la jeunesse du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité en refusant toute collaboration avec les groupes armés qui tenteraient de s’implanter dans la province.

Dans une interview exclusive accordée à CongoProfond.net dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, il a lancé un message fort à l’endroit des jeunes, les exhortant à ne jamais céder aux promesses financières des mouvements rebelles.
« La situation est complexe. Je demande aux habitants du Haut-Uele et particulièrement aux jeunes du territoire de Watsa de ne jamais intégrer un mouvement rebelle, quel que soit le montant d’argent qui pourrait leur être proposé », a déclaré Moïse Mahuka.

Pour lui, l’expérience douloureuse vécue dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu doit servir d’avertissement aux populations du Haut-Uele.
« Depuis 1996, les populations des Kivu vivent dans un contexte de guerre quasi permanent. Est-ce que le Haut-Uele sera capable de supporter trente années de conflit ? Nous devons réfléchir sérieusement à cette question », a-t-il souligné.

Selon ce leader d’opinion, la province du Haut-Uele ne dispose ni des infrastructures ni des capacités économiques suffisantes pour faire face à une crise sécuritaire prolongée. Il rappelle que de nombreuses familles dépendent du commerce avec les territoires voisins ainsi qu’avec l’Ouganda pour leur survie quotidienne.
« Notre province dépend largement des échanges avec l’Ituri, notamment les territoires d’Aru et de Mahagi, ainsi qu’avec la ville d’Arua en Ouganda. Peut-on raisonnablement accepter d’insécuriser une province qui peine déjà à garantir sa sécurité alimentaire ? », s’est-il interrogé.
Moïse Mahuka a également dénoncé toute implication éventuelle de jeunes du Haut-Uele dans les réseaux de soutien aux groupes armés.
« S’il y a des enfants du Haut-Uele ou de Watsa qui ont déjà intégré ces mouvements ou qui collaborent avec eux, ils doivent comprendre qu’ils travaillent contre les intérêts de leur propre peuple et compromettent l’avenir de leur province », a-t-il affirmé.

Évoquant la présence de réfugiés sud-soudanais sur le sol congolais, il a rappelé que l’insécurité contraint souvent les populations à abandonner leurs terres et leurs moyens de subsistance.
« Les réfugiés sud-soudanais sont en RDC parce qu’ils ont fui l’insécurité dans leur pays. Si demain la guerre s’installe chez nous, où irons-nous ? Qui nous accueillera au Soudan du Sud ? », a-t-il questionné.

Le leader d’opinion a par ailleurs attiré l’attention sur les défis auxquels fait face la jeunesse locale. Selon lui, la prolifération de certaines pratiques destructrices au fil des années a contribué à fragiliser une partie de la jeunesse, au détriment de son engagement citoyen et patriotique.
« Nous avons besoin d’une jeunesse responsable, consciente de ses devoirs envers la nation. Une jeunesse capable de défendre les valeurs de paix, de travail et de développement. Nous ne devons pas nous laisser entraîner dans des aventures qui ne produisent que souffrances et destructions », a-t-il insisté.

Pour Moïse Mahuka, la préservation de la paix demeure aujourd’hui la principale condition du développement du Haut-Uele. Il invite ainsi les jeunes à privilégier l’éducation, l’entrepreneuriat et le travail communautaire plutôt que les voies de la violence armée.
« Le Haut-Uele a besoin de paix pour se développer. Nous devons protéger notre province et préparer un avenir meilleur pour les générations futures », a-t-il conclu.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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