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Barrick Gold Corporation réintroduit les rhinocéros blancs en RDC : Voici les bénéfices pour toutes les parties prenantes 

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Evènement hors du commun en RDC, l’arrivée, les 04 et 09 juin au Parc national de la Garamba ( Haut-Uélé), des 16 rhinocéros blancs blancs, restera gravé dans l’histoire faunique de la RDC. Le coup de génie est signé Kibali Goldmines SA (Kibali), une coentreprise détenue à 45 % par Barrick et AngloGold Ashanti, et à 10 % par la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO). La mine d’or exploitée par Barrick est située au nord-est de la RDC, à environ 220 kilomètres à l’est de la capitale de la province du Haut Uele, Isiro, à 150 kilomètres à l’ouest de la ville frontalière ougandaise d’Arua et à 1 800 kilomètres de la frontière kényane. 

En effet, le retour des rhinocéros blancs en RDC témoigne de l’engagement de cette entreprise en faveur de la conservation de la biodiversité. Ainsi, le parc de la Garamba est en passe de devenir un sanctuaire d’importance mondiale pour les mégaherbivores. Somme toute, c’est une étape importante pour faire progresser la contribution de la RDC à la conservation de la nature dans la planète.

Les bénéfices pour les parties prenantes

Cette réintroduction est un projet qui concerne les communautés riveraines dont il va contribuer à améliorer l’avenir. Toutes les communautés des Chefferies de Wando, Logo-Ogambi et Missa, et le secteur Kibali dont les territoires couvrent le complexe de la Garamba, ainsi que la province du Haut Uele sont concernés. C’est également, précise le COQ DE L’EST, un bénéfice national pour la RDC et international d’autant plus que l’action est concertée par de nombreux acteurs et a un impact profond sur la restauration de l’écosystème.

C’est pourquoi, pour Stéphanie BAUD, Funding and Reporting Manager d’African Parks, cette introduction est un excellent signe pour la RDC, car, au niveau local, elle créera une attractivité et cela va générer des activités et des bénéfices pour les communautés. «  Vous l’avez vu lors de l’arrivée de ces rhinocéros, les communautés étaient contentes et en masse pour accueillir leur rhinocéros. Un grand succès, une grande joie de voir cette réintroduction. Tout est mis en œuvre pour assurer que la sécurité de ces espèces soit garantie. Des travaux préalables ont été faits pour maintenir ses rhinocéros blancs pour l’adaptation et la reproduction » a-t-elle dit.

Quant au gouverneur de province du Haut-Uélé, Christophe Baseane Nangaa, qui a assisté personnellement à l’accueil de ces espèces, il a réaffirmé la volonté l’autorité provinciale de matérialiser sa promesse d’accompagner ce projet visant à préserver l’Environnement grâce à la promotion de la biodiversité conformément à son programme d’actions quinquennal inspiré par le Gouvernement congolais dirigé par Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.  » Nous devons maintenant rentabiliser cette action. Nous sommes contraints, le gouvernement central et provincial, de travailler sur les infrastructures, sinon ce sera de l’argent jeté dans l’eau… », a-t-il dit avant de remercier Barrick Gold Corporation.

Il faut rappeler que cette réintroduction des rhinocéros blancs est le fruit d’un partenariat efficace entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature(ICCN), du Parc National de la Garamba, d’African Parks, de Barrick Gold Corporation et de la réserve privée de Beyond. Ces 16 Rhinocéros blancs du Sud constitue le premier lot sur un effectif d’une soixantaine prévus dans le projet. Les autres lots viendront au courant des prochaines années suivant l’acclimatation de ces Seize du premier lot.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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