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Au-delà de l’observation : Repenser l’apprentissage à l’ère de la loi Gilbert
La loi de Gilbert, qui postule que la meilleure façon d’apprendre est d’observer ce que font les autres, a longtemps été considérée comme une approche incontournable de l’éducation et du développement personnel. Cependant, est-il vraiment réaliste de penser que l’imitation aveugle peut mener à une véritable compréhension et maîtrise des compétences ?
En remettant en question cette idée préconçue, il est temps d’explorer de nouvelles perspectives sur la nature de l’apprentissage et de la croissance personnelle. En se basant sur les travaux du psychologue Daniel Gilbert, cette loi a été largement acceptée et intégrée dans nos méthodes d’enseignement et de formation professionnelle.
Cependant, en adoptant une approche plus critique, il est possible de remettre en question l’efficacité de cette façon de procéder. Observer ce que font les autres peut certes offrir des modèles et des inspirations, mais est-ce suffisant pour réellement assimiler et intégrer de nouvelles connaissances ? C’est la théorie qui décide de ce que nous pouvons faire ou pas.
En explorant les limites de la loi de Gilbert, il devient crucial de se demander si l’observation passive peut réellement mener à une compréhension profonde et durable. N’y a-t-il pas un risque de superficialité et de dépendance excessive à l’égard des modèles externes? L’autonomie et la créativité pourraient-elles en pâtir si nous nous contentons simplement de reproduire ce que nous voyons sans réfléchir?
Face à la Loi de Gilbert et à son influence prépondérante dans nos pratiques d’apprentissage, il est impératif de cultiver un esprit critique et une ouverture à de nouvelles approches. L’observation recueille les faits : l’expérience vérifie le résultat de la combinaison. C’est par l’expérience que la science et l’art font leur progrès chez les hommes.
Plutôt que de se limiter à l’observation passive, il est peut-être temps d’explorer des méthodes plus interactives et participatives d’acquisition de connaissances. En repensant notre rapport à l’apprentissage, nous pourrions découvrir des façons plus enrichissantes et authentiques de développer nos compétences et notre compréhension du monde qui nous entoure.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
