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Au-delà de l’observation : Repenser l’apprentissage à l’ère de la loi Gilbert

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La loi de Gilbert, qui postule que la meilleure façon d’apprendre est d’observer ce que font les autres, a longtemps été considérée comme une approche incontournable de l’éducation et du développement personnel. Cependant, est-il vraiment réaliste de penser que l’imitation aveugle peut mener à une véritable compréhension et maîtrise des compétences ?

En remettant en question cette idée préconçue, il est temps d’explorer de nouvelles perspectives sur la nature de l’apprentissage et de la croissance personnelle. En se basant sur les travaux du psychologue Daniel Gilbert, cette loi a été largement acceptée et intégrée dans nos méthodes d’enseignement et de formation professionnelle.

Cependant, en adoptant une approche plus critique, il est possible de remettre en question l’efficacité de cette façon de procéder. Observer ce que font les autres peut certes offrir des modèles et des inspirations, mais est-ce suffisant pour réellement assimiler et intégrer de nouvelles connaissances ? C’est la théorie qui décide de ce que nous pouvons faire ou pas.

En explorant les limites de la loi de Gilbert, il devient crucial de se demander si l’observation passive peut réellement mener à une compréhension profonde et durable. N’y a-t-il pas un risque de superficialité et de dépendance excessive à l’égard des modèles externes? L’autonomie et la créativité pourraient-elles en pâtir si nous nous contentons simplement de reproduire ce que nous voyons sans réfléchir?

Face à la Loi de Gilbert et à son influence prépondérante dans nos pratiques d’apprentissage, il est impératif de cultiver un esprit critique et une ouverture à de nouvelles approches. L’observation recueille les faits : l’expérience vérifie le résultat de la combinaison. C’est par l’expérience que la science et l’art font leur progrès chez les hommes.

Plutôt que de se limiter à l’observation passive, il est peut-être temps d’explorer des méthodes plus interactives et participatives d’acquisition de connaissances. En repensant notre rapport à l’apprentissage, nous pourrions découvrir des façons plus enrichissantes et authentiques de développer nos compétences et notre compréhension du monde qui nous entoure.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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