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SAEMAPE : Quand la calomnie prend le pas sur la vérité dans le territoire de DUNGU
Dans un contexte déjà tendu en RDC, où le secteur minier est souvent le théâtre de conflits d’intérêts et de luttes de pouvoir, la Division Isolée SAEMAPE a récemment franchi un nouveau cap dans l’absurde. Profitant de l’arrivée du nouveau Gouverneur à Watsa, elle a émis des déclarations non seulement infondées, mais aussi diffamatoires.
Ces inepties étant malheureusement relayées dans la presse puis partagées dans tous les forums de la Province du Haut-Uélé dans un amateurisme qui frise une orchestration ridicule et abjecte. Accusant des groupes d’opérateurs miniers sans les nommer mais insinuant qu’ils seraient soutenus par des autorités coutumières de s’accaparer illégalement des sites miniers dans le territoire de Dungu.
Une telle attitude, loin d’apporter des solutions, soulève des questions sur la compétence et l’intégrité de cette institution censée réguler les ressources minières mais aussi de ceux qui s’adonnent en dehors de toute éthique à la diffusion des mensonges éhontés sans les chaperonner des preuves irréfutables. Livrer l’honneur des autres en pâture semble être le seul objectif de cette campagne stupide.
Ces accusations, lancées sans la moindre preuve tangible, ne sont rien d’autre qu’une manœuvre désespérée pour détourner l’attention des véritables enjeux qui minent le secteur minier dans le Haut-Uélé. L’historique des versements venus de Durba comme des autres exploitations sauvages de certains alliés de la coalition au pouvoir interroge.
En déclarant que des groupes auraient pris en otage l’exploitation minière dans plusieurs chefferies, notamment celle de Wando, SAEMAPE ignore délibérément son propre rôle dans la régulation et la traçabilité des ressources. Les allégations sont d’autant plus grotesques qu’elles ne tiennent pas compte de la réalité bien établie de la chefferie de Wando, qui est connue pour sa structure organisée et son fonctionnement clair.
Si SAEMAPE avait pris la peine de consulter le cadastre minier à Kinshasa ou la division de mines à Isiro, elle aurait découvert que la société Wando Mining et sa Coopérative Minière, toutes deux, sont bien enregistrées et respectent les normes en vigueur. Il est donc incompréhensible qu’une institution chargée de la régulation puisse émettre des jugements basés sur des rumeurs plutôt que sur des faits.
Cela soulève des interrogations sur sa capacité à remplir sa mission fondamentale. En outre, toujours selon la SAEMAPE, la situation serait aggravée par l’introduction d’expatriés qu’elle n’a pas réussi à nommer mais qu’elle accuse sans vergogne de l’extraction illégale de l’or, un problème qui doit être abordé de manière constructive, plutôt que par des déclarations incendiaires.
La véritable menace pour la province ne vient pas des acteurs respectueux des lois, mais de cette coalition au pouvoir qui semble plus préoccupée par ses propres intérêts financiers que par le bien-être des citoyens. Les taxes dues à l’État ne sont pas payées, et les agents de SAEMAPE sont empêchés d’accéder aux sites pour tracer la production et collecter des données statistiques essentielles.
Il serait utile pour tout le monde que les coalisés au pouvoir dans le Haut-Uélé se mettent très vite au travail avant que les pluies torrentielles et diluviennes s’abattent sur nos territoire en lieu et place d’instrumentaliser des structures provinciales. Procrastiner témoigne d’un manque flagrant de volonté politique pour résoudre les problèmes de nos populations.
Il est crucial de rappeler que la crise financière qui frappe la province ne se règlera pas par des accusations infondées, mais par une gestion rigoureuse et transparente des ressources. Les alliés politiques au pouvoir ne doivent pas se concentrer sur la résolution de leurs dettes mais préférablement de l’amélioration de la vie de notre peuple.
Plutôt que de salir l’honneur de ceux qui œuvrent réellement pour le développement de Dungu, les déclarations insensées de SAEMAPE ne visent qu’à masquer l’inefficacité de l’institution et à détourner l’attention des véritables problèmes qui minent le secteur minier mais plus largement des finances de la province du Haut-Uélé où les salaires des fonctionnaires ont régulièrement cessé depuis d’être payés.
À l’heure où la RDC a besoin d’une gestion transparente et responsable de ses ressources naturelles, de telles dérives sont non seulement inacceptables, mais également révoltantes. Les acteurs responsables doivent se lever pour défendre l’intégrité de leur territoire et exiger une régulation qui profite réellement à la population. Calomnier le territoire de Dungu ne promulguera pas le gouvernement provincial inexistant.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
