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Atou Matubuana : en cavale depuis 4 mois, le gouverneur du Kongo Central arrêté, humilié puis relaxé à Kinshasa !

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La vidéo virale a fait le tour du net en un clin d’œil. L’ex gouverneur de la province du Kongo Central arrêté ce samedi 18 décembre à Kinshasa, en exécution du mandat d’amener émis depuis des jours par le Procureur Général près la Cour de Cassation qui, selon Georges Kapiamba, coordonnateur de l’Association d’accès à la justice( ACAJ), le recherchait pour des faits de détournement des fonds publics.

Ces accusations ont été portées contre lui à l’issue des enquêtes de l’Inspection générale des finances (IGF). Cette dernière a mis à sa charge le détournement d’un montant de 11.356.296.500 francs congolais (5.678.148 dollars).

Selon le rapport de l’IGF toujours, ces fonds étaient destinés aux « services civils et militaires de sécurité et de justice ».

D’après le même document, Atou Matubuana est aussi accusé d’avoir détourné « un total de 6.116.626.205 francs congolais (3.058.313 dollars), ainsi détaillés : Fonds spécial d’intervention : 3.352.345.951 FC (1.676.172 dollars); Interventions économiques, sociales, scientifiques et culturelles : 581.065.000 FC (290.032 dollars); frais de ménage: 657.000.000 FC (328.000 dollars) et frais de fonctionnement : 1.403.665.255 FC (701.832 dollars) ».

Démis de ses fonctions par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur en exécution de l’arrêt en interprétation de la Cour constitutionnelle du 20 mai 2020, cette décision est la résultante de la destitution du gouverneur Matubuana par l’Assemblée provinciale du Kongo Central du 4 décembre 2019.

Du moment où le Procureur près la Cour de cassation attendait monsieur Atou pour l’entendre sur les allégations portées contre lui par l’Inspection générale des finances, mercredi 15 septembre 2021, des rumeurs circulant à travers la province du Kongo Central font état de la fuite de l’ancien gouverneur.

Alors qu’il y a eu auparavant une correspondance de la hiérarchie de la Direction Générale d’Immigration (DGM) adressée à tous ses agents commis aux différents postes frontaliers du Kongo Central, les invitant à veiller au grain afin de ne pas laisser ce dernier franchir les limites de nos frontières.

C’est depuis bientôt quatre mois que la province du Kongo Central est dirigée par Justin Luemba, ancien vice-gouverneur, assumant l’intérim du gouverneur jusqu’à l’organisation des nouvelles élections.

Justin-Robben DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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