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Linafoot : Bosco Mwehu, parcours d’un ambitieux dirigeant !
A la tête de la Ligue nationale de football depuis 4 ans, Bosco Mwehu a imprimé sa marque. Ses méthodes, son style, ses innovations, son sens élevé d’écoute et son leadership hors pair suscitent l’admiration de ses collaborateurs. Ouvert et attentif aux critiques, Bosco Mwehu Kofela Beya aura réussi son mandat avec brio.
Ce fut le 13 octobre 2017 lorsqu’il a été nommé président de cette Ligue, après le départ de Jeef Kapondo. Aujourd’hui, l’homme au visage pastoral est à sa quatrième année (5 ème saisons), malgré la suspension qu’il vient de purger.



Méconnu par certains sportifs à son arrivée à la tête de la LINAFOOT, mais pour d’autres, surtout les sportifs avertis, Bosco Mwehu n’était pas un parvenu dans le monde du football. V.Clubien de son état, cadre à l’Office Congolais de Contrôle « OCC », l’actuel patron de la LINAFOOT a beaucoup servi le football en coulisses avant de se faire voir aux écrans des tous les Congolais. Aujourd’hui, il ne peut jamais passer inaperçu dans les rues de la RDC, en particulier celles de la ville province de Kinshasa.
D’où vient cet homme ?
De son nom complet Bosco Mwehu Kofela Beya Mbili, il est né dans la province de Tanganyika, avant d’arriver à Kinshasa à l’âge de 6 ans, après le décès de son père.
A Kinshasa, il a commencé ses études primaires, à l’école Ango-Ango dans la commune de Bandalungwa, avant de prendre la direction de Kisangani où son tuteur (son grand-frère) a été muté. Grand supporter de Makiso, c’est dans ce coin du pays que l’actuel patron de la Linafoot a commencé à jouer au football. Il est revenu à Kinshasa, en 1978 pour poursuivre ses études primaires, toujours à l’école Ango-Ango, où il a obtenu son certificat d’études primaires avant d’aller à l’Athénée de la Gombe ( IG , à l’époque) où il a fait le C.O ( Cycle d’orientation), en 1981.
C’est à l’Athénée de Kikwit où il était partie pour l’internat avant de rentrer encore à Kinshasa où il va obtenir son diplôme d’État à l’Athénée de Lemba.
Et c’est à l’Université de Kinshasa où Bosco Mwehu a obtenu son diplôme en droit. À l’université, le président de la Linafoot était également joueur de l’équipe de football de la faculté, avec comme président de l’équipe, le ministre des sports honoraire, Denis Kambayi Cimbumbu. Il a joué avec Me Alain Makengo, le président de la LISPED, obtenant même le titre champion du challenge recteur. Aujourd’hui, avocat au barreau de Matete et cadre à l’OCC.

Bosco Mwehu était également administrateur du Tournoi Nonda Shabani, organisé à Kinshasa ( de 2003 à 2010) où plusieurs joueurs sont passés, entre autres : Yannick Bangala, Ricky Tulenge, Elias Meschack…
VClubien de son état, Bosco Mwehu était proche de l’ex président de l’AS VClub, le Général Gabriel Amisi Kumba dit « Tango Four » à son arrivée. Il a accompagné Tango Four à l’époque des joueurs comme : Lema Mabidi, Ebounga… en étant également president de VClub section OCC.
Témoignages
« Mwehu a l’habitude de mieux faire et de parler peu mais bien. L’une des caractéristiques de grands hommes.
Le sérieux instauré dans la gestion de cette entité subdélégataire de la FECOFA fait entrer ce digne fils du Congo dans l’histoire du sport en général et du football en particulier de notre pays. Il a réussi à concilier toutes les tendances au sein de la commission de gestion de la Linafoot au point de pousser tout le monde à regarder dans la même direction. Ça s’appelle COMPÉTENCE ET POLITIQUE MANAGÉRIALE DE HAUT NIVEAU. Au fait, j’ai toujours dit que la compétence est un package. Elle implique le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. Bosco Mwehu a la grâce de héberger en lui tous ces atouts. C’est cela qui lui permet de réussir le pari de redresser le championnat d’élite dans notre pays.
Je rappelle que j’ai toujours été au premier plan lorsqu’il faut critiquer. Maintenant que cela marche, je pense que je me dois d’apprécier à juste valeur. C’est cela aussi l’honnêteté intellectuelle ». Témoignage de Guylain Boba, journaliste à Télé Plus, il y a quelques mois.
« Je l’aime bien. Son calme, son côté bon homme et les témoignages de gens en son encontre me réconfortent dans ma position initiale. Il n’est pas cité dans des mauvaises pratiques et il est non conflictuel ainsi que moins bavard. Son passage à la Linafoot n’aura certainement pas de tâches d’huile si ce n’est que la réussite de sa mission avec brio. Je n’aime pas parler des gens mais je crois que je devrais coucher ces quelques mots pour le président JEAN BOSCO MWEHU BEYA EKOFELA que j’aimerais voir voler dès décembre 2021 ». Fonseca Mansanga, Journaliste à Actualité.cd

Associer des collaborateurs avertis
Il n’aura pas réussi sa mission seul dans cette commission, car le président de la Linafoot est bien entouré. Épaulé par l’expérimenté José Dayoni Wawa, un personnage ayant gravi tous les échelons, du président de la Lifkin au 1er vice président de la Linafoot, en passant par la vice présidence de la FECOFA. Il faut également noter la présence du jeune secrétaire général, Me Emmanuel Kande, inspecteur CAF. Ce dernier a usé de son expérience acquise à la CAF pour aider les clubs à devenir professionnel grâce à l’acquisition de la Licence CAF. Il faut aussi ajouter dans cette liste Me Innocent Kibundulu, nommé membre mais grâce à son charisme comme dirigeant, il a su imposer également son nom dans ce groupe de gladiateurs.
Dans liste, il faut également ajouter le Tout Puissant TG Bona Ngoy et le très expérimenté Roger Bakulubakisa. Ce dernier est chargé de l’élaboration des calendriers.
On y trouve aussi bien des anciens du monde de football comme Eugène Kabongo, ancien Léopard et professionnel en Europe, Mbungu Taty, un autre ancien Léopard et professionnel. Et Jacques Boto, Antoine Luzizila, Liambi Mopepe, Denis Kakudji, Bowala Lilembe et Jean-Pierre Kandu Zaza.
✍️ Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
