Actualité
Assemblee nationale : Sele Yalaghuli dépose le projet de loi de reddition des comptes exercice 2019
Après le dépôt du projet de budget 2021, le gouvernement chapeauté par le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba vient de s’acquitter d’une autre obligation Constitutionnelle.
En effet, accompagné de ses collègues des Relations avec le parlement, Déo Nkusu, et de son vice-ministre, Junior Mata, ce lundi 02 novembre 2020, le ministre des Finances José Sele Yalaghuli a déposé au bureau de l’Assemblée nationale le projet de loi de reddition des comptes de l’exercice 2019.
Ce projet, rappelons-le, concerne l’argent perçu et dépensé lors de la première année de l’alternance politique et pacifique au sommet de la République démocratique du Congo. L’examen de la loi sur la reddition des comptes est un préalable légal à l’examen du projet de budget 2021.
En lieu et place de 60 jours que la loi accorde au Parlement pour examiner le budget, l’Assemblée nationale et le Senat ne disposent plus que d’une quarantaine de jours pour examiner ces deux projets de loi avant d’aller en vacance parlementaire prévue le 15 décembre 2020.
Rappelons-le, pour l’exercice 2021, le projet de budget est en régression de l’ordre de 23,2% par rapport à celui de 2020. Cette régression est consécutive à l’impact négatif dû à la pandémie à coronavirus sur l’économie nationale.
Après le dépôt à l’Assemblée nationale, le Chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a annoncé avoir travaillé ce projet de loi de Finances avec les partenaires financiers, notamment le FMI avec qui le Gouvernement est en programme. Aussi, a-t-il promis l’engagement de son gouvernement à réaliser ce budget, une fois voté, conformément à la loi qui sera promulguée.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
