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Assemblée nationale : le Conseil d’État bloque avec force l’élection du 1er vice-president
Il y aura élection du premier vice-president de l’Assemblée nationale ou pas ? Cette question a dominé sur toutes les bouches des Congolais ce vendredi 12 juin.
Alors que l’Assemblée nationale avait décidé coûte que coûte de se réunir pour élire le successeur de Jean-Marc KABUND a KABUND, nonobstant la décision du Conseil d’État de surseoir cette plénière, à quelques heures de son début, le procureur Octave Tela a demandé le concours de la Police nationale congolaise pour empêcher sa tenue.
Dans sa correspondance, le procureur général rappelle que le Conseil d’État avait ordonné à l’Assemblée nationale de suspendre le calendrier fixant les élections et l’installation du nouveau Vice-président de l’Assemblée nationale en attendant la décision finale de la cour constitutionnelle.

Ensuite, il y a bras de fer entre les députés nationaux et les policiers qui avaient encerclé le Palais du Palais pour empêcher la tenue de la plénière de ce jour.
Intervention de FATSHI pour désamorcer la bombe
Pendant ce temps, Jeanine Mabunda, Présidente de l’Assemblée nationale était reçue à la Cité de l’Union africaine par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Au menu des échanges, a-t-on appris, le bon fonctionnement des institutions de la République.
« Le Chef de l’État qui suit de très près les péripéties de la vacation à la vice-présidence de l’Assemblée nationale, tient à la stabilité des institutions. Il ne doute pas d’une issue heureuse de cette question », rapporte le cabinet du Chef de l’État.
Face à ses collègues, Jeanine Mabunda a fait savoir que ce matin la police a encerclé le Palais du Peuple empêchant les députés d’acceder au bâtiment où une plénière était prévue. « Compte tenu des risques de débordement et priorisant la sécurité et l’intégrité physique des députés, le Bureau a fait le choix d’ajourner la plénière », a-t-elle lancé.

Après cette rencontre, la Cheffe de l’Assemblée nationale a regagné le palais du peuple pour informer à ses collègues députés que la plénière de ce jour a été reportée sans pour autant préciser la date alors qu’on est à 3 jours de la clôture de la session de Mars prévue le 15 juin prochain.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
