À la Une
Football : la dette de la Gecamines à NB Mining Africa paralyse le St Eloi Lupopo
Dans un communiqué du club parvenu à CONGOPROFOND.NET, ce vendredi 12 juin 2020, le Football Club Saint Eloi Lupopo compte organiser une marche pacifique à Lubumbashi dans les prochains jours.
Cette manifestation aura pour point de chute le gouvernorat de la province du Haut-Katanga où les manifestants iront solliciter l’implication personnelle du chef de l’exécutif provincial, le gouverneur Jacques Kyabula Katwe, dans l’exécution du paiement de plusieurs millions de dollars américains que la Gecamines devrait payer à la société minière – NB MINING AFRICA – le sponsor officiel du club jaune et bleu de la capitale cuprifère, à en croire ce communiqué.

Malgré les mesures de confinement dues à la pandémie de COVID-19, FC Lupopo précise qu’au cas où la marche est confirmée, cette dernière se déroulera, dans le respect strict des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires.
En rappel, le Football Club Saint Eloi Lupopo constate depuis peu que son sponsor officiel – NB MINING AFRICA – présente des difficultés de trésorerie, chose qui ne lui permet pas d’honorer ses engagements à l’équipe.
Dans un rapport transmis à la direction des cheminots par NB MINING AFRICA, il est indiqué que ces soucis financiers sont dus au simple fait que la GECAMINES qui lui doit plusieurs millions de dollars américains, n’a pas encore payé. Et suite à cet état des choses, les travaux de modernisation du stade de la victoire sont arrêtés pendant que tous les Lumpas rêvent de voir leur équipe livrer ses matches dans ce stade, situé sur l’avenue du 30 juin.
Lupopo dit que cette situation plonge les familles des salariés de l’équipe dans une détresse sociale sans précédent pendant cette période difficile provoquée par la COVID-19.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
