Politique
Assemblée annuelle de la BAD: L’Afrique s’active pour son autosuffisance pharmaceutique
En marge des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement ( BAD), tenue à Charm El Sheikh en Egypte, du 22 au 26 mai 2023, un évènement parallèle avait été organisé en date du mardi 22 mai dernier sur la nécessité d’une mise en place d’une fondation africaine pour la technologie pharmaceutique initié par cette structure supranationale.
En effet, cette initiative qui débutera d’ici le mois de juillet a comme but de mieux permettre à l’Afrique de s’investir dans la formation domestique, de disposer d’accès suffisante dans la technologie pour mieux faire face aux futurs pandémies, de favoriser la production régionale et les capacités d’innovations afin d’accroitre le développement industriel et à élaborer des politiques solides pour la sécurité à l’échelle régionale.
Cet évènement parallèle avait été marqué par plusieurs interventions, notamment celle du Dr Akinwumi Adesina, président de la BAD ; Mme Barbel Kofler de la République fédérale d’Allemagne; Christian Happi (ACEGI), la ministre de la Coopération internationale d’Egypte, Mme Rania Al Mashat; Mme Gehl Sampath Padmashree(BAD), et Markus Bernd (Banque européenne d’investissement). Ce dernier est intervenu via vidéoconférence depuis le Luxembourg.
Lors de son intervention, Akinwumi Adesina a fait savoir que l’Afrique s’est vue confrontée à un sérieux problème lors de la covid19 par rapport à la production de vaccin et à la détection du virus. A l’en croire, la mise en place de cette fondation constitue un gage pour notre continent afin d’avoir un accès aux technologies en vue de produire ses propre médicaments, ses vaccins et d’autres produits pharmaceutiques.
De son coté, Padmashree Gehl Sampath, conseillère principale de la BAD, pour les questions de santé et pharmaceutiques, a, au cours de sa présentation, rappelé en premier lieu que cette initiative tire sa source de la volonté des gouvernements et qu’il s’agit d’une plate-forme pour catalyser les technologies.
De son coté, Mme Gehl Sampath a renchéri que l’APTF pourra contribuer à juste titre comme une réponse face aux épidémies et pandémies à travers une approche coopérative et inclusive.
La Ministre Al-Mashat a indiqué que la sécurité sanitaire demeure autant importante que la sécurité alimentaire car plus on y investit et plus l’on se rapproche des objectifs de développement durable.
Quant à elle, Mme Kobler a martelé sur la nécessité de tirer les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir. Enfin, le professeur Happi, directeur du Centre d’excellence africain pour la génomique des maladies infectieuses, a loué cette initiative et appelé la BAD à être un vrai catalyseur dans le domaine de la santé. Toutefois, il a déploré la faible capacité locale de production et la non disponibilité des médicaments.
Par contre, il a plaidé pour des mesures incitatives pour les entreprises pharmaceutiques, la construction d’une production régionale dans le secteur pharmaceutique pour répondre aux problèmes, un besoin de flexibilité pour développer les chaines des valeurs, opter des partenariats technologiques, plus de contrôle de qualité et de conformité et de respect des normes ainsi que la mobilisation des ressources locales verticales et horizontales.
Melba Muzola, envoyée spéciale/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
