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«Arrêtez de tuer vos frères» : « Le sang de ton frère crie vers moi du sol (Gen 4,10) »( Message du Comité Permanent de la CENCO sur la situation d’insécurité et des massacres à l’Est de la RD Congo)
Après avoir organisé, en synergie avec leurs homologues de l’Afrique Centrale, des missions d’observation dans les zones de conflits au Nord et l’Est de la République Démocratique du Congo, les prélats catholiques congolais relèvent, dans leur dernier message à leurs fidèles, que l’insécurité dans cette partie du pays repose sur des causes multiformes, notamment politiques, sécuritaires, sociales, religieuses, économiques, etc.
Au plan politique, ils déplorent le jeu des tireurs de ficelles basés dans des officines politiques à Kinshasa, qui instrumentalisent les groupes armés étrangers comme locaux.
Au plan sécuritaire, ils stigmatisent l’affairisme et la sédentarisation de certains officiers sur la ligne de front, le dysfonctionnement du processus de paie de la solde des troupes, les conflits armés interethniques, etc.
Au plan social, il y a occupation de terres des autochtones par des membres groupes armés, déplacements massifs des populations, taxes illégales sur les routes, etc.
Message du Comité Permanent de la CENCO sur la situation d’insécurité et des massacres à l’Est de la RD Congo
PREAMBULE
1. Depuis plus de deux décennies, l’Est de notre pays est particulièrement secoué par des conflits armés et une insécurité récurrente y causant morts, désolation et déplacements des populations. Malheureusement, toutes nos interpellations à travers nos différents messages socio-politiques ne trouvent pas encore d’échos conséquents de la part des personnes concernées.
2. Pour manifester notre proximité affective et effective avec nos frères et soeurs meurtris et victimes de cette tragédie, une délégation des Evêques de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) et de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a effectué une mission pastorale à l’Est du Pays, notamment dans les diocèses de Goma, Butembo-Beni et Bunia, du 14 au 26 janvier 2021, pour les écouter et les réconforter.
3. Au cours de cette mission, les Evêques ont prié avec les populations, et ont échangé avec les représentants de plusieurs couches de la société. Ils ont aussi visité des personnes vulnérables ou en situation de détresse. Ils ont en plus adressé à nos frères et soeurs des messages de paix, d’espérance et d’appel à l’unité.
4. Lors de notre session ordinaire du Comité Permanent tenue à Kinshasa du 22 au 25 février 2021, nous avons, au regard de l’importance des informations reçues, levé l’option de faire un plaidoyer conséquent auprès du Chef de l’Etat et de rendre publicqueune communication spéciale sur, les constats faits et nos recommandations dans l’espoir d’obtenir une grande mobilisation pour lutter contre les causes profondes de cette insécurité.
I. CONSTATS
5. Il ne s’agit ici que de la situation relative à l’insécurité dans le Nord-Kivu et dans l’Ituri. Une autre mission d’écoute et de réconfort est projetée dans les mois prochains au Sud-Kivu où la situation sécuritaire demeure très préoccupante.
1. Motifs et conséquences d’une guerre asymétrique
6. Les assaillants se servent des points faibles des Forces Années régulières pour parvenir à leur but politique ou religieuse: l’occupation des terres, l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’enrichissement sans cause, l’islamisation de la région au mépris de la liberté religieuse, etc….
7. Toute cette situation a endeuillé de familles, entrainé des déplacements massifs des populations et causé des pertes importantes des biens en portant un coup dur à l’économie d’une région qui sert à juste titre de grenier du pays. Les victimes se comptent par milliers: plus de 6.000 morts à Beni depuis 2013 et plus de 2.000 à Bunia pour la seule année 2020. On compte également au moins 3 millions de déplacés et environ 7.500 personnes kidnappées.
8. A cela s’ajoutent l’incendie de plusieurs maisons et villages, la destruction et la fermeture des écoles et centres de santé, la mise à sac des bâtiments administratifs, le pillage des bêtes, champs et cultures, etc. Les auteurs sont souvent des groupes armés et des miliciens dont certains véhiculent une idéologie proche du «satanisme».
Quoique toute la région soit en proie à l’insécurité et aux massacres, la situation varie parfois d’une zone à une autre.
2. Situation à Beni-Butembo
9. Les tueries dans la région de Beni-Butembo remontent à 2013. Ces derniers jours, notamment à partir du dernier trimestre de 2020, c’est le Secteur de Ruwenzori qui est le plus attaqué. Entre le mois de janvier où la mission conjointe ACEAC/CENCO a eu lieu et le présent message, la situation sur terrain semble s’empirer dans cette partie du pays. On compte déjà une bonne centaine des personnes tuées dont les enfants.
10. Conflit communautaire: Plusieurs personnes soutiennent que la nature du conflit dans cette zone n’est ni intra ni intercommunautaire mais plutôt une stratégie d’occupation de terre ou de balkanisation du pays. Cependant, d’autres pensent qu’il y a, dans une certaine mesure, des aspects d’un conflit intercommunautaire suite à l’arrivée brusque et massive des populations qui s’expriment en kinyarwanda appelées banyabwicha et des populations en provenance de l’Ouganda qui ne parlent aucune langue locale.
11. Conflit religieux: Les interlocuteurs des Evêques ont fait aussi allusion au caractère religieux du conflit, notamment à l’islamisation de la région dans une sorte de stratégie plus profonde d’influence négative sur la politique générale du pays à long terme. Les évadés parmi les capturés des ADF affirment avoir été contraints à adhérer à l’Islam.
12. Opérations militaires : Du point de vue des autorités militaires, la première phase des opérations, dite phase de coercition est terminée. L’ennemi est essoufflé. TI reste donc les phases de la stabilisation et de la normalisation.
3. Mission à Bunia
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13. La situation à Bunia et dans le reste de la Province de l’Ituri est beaucoup plus complexe, marquée par des crises récurrentes et multiformes dont la population est la principale victime. Les autorités publiques sont dépassées par les évènements. Parmi les responsables politiques, certains ont tendance à couvrir les fauteurs des troubles par option ou par pression d’un leadership communautaire. D’autres sont instrumentalisés ou assistent impuissants à l’émiettement de leur pouvoir à la base.
14. Sur certains axes routiers, les taxes sont perçues par les groupes armés au vu et au su des autorités établies, et cela se passe à une cinquantaine de mètres des FARDC qui en font autant. Et, ceux-ci paient eux aussi à ceux-là quand ils doivent aller déambuler de l’autre côté de la barrière, et vice-versa.
15. Les groupes armés dont quelques-uns sont aussi présents à Beni-Butembo sont principalement formés de miliciens. On parle de plus d’une centaine. Les principaux groupes sont: ADF/Nalu ; les FDLR ; UPLC (Union des patriotes pour la libération du Congo) ; les MAYI-MAYI ; les MTN : ( djihadistes associés aux mayi-mayi) ; l’ex CNDP ou M23; la CODECO (Coopérative pour le Développement du Congo) ; la FPIC (Force Patriotique Intégrationniste du Congo) dit aussi Chiniya Kilima; l’ALC (Armée de Libération du Congo) ; le FPAC/Zaïre (Front Populaire d’Autodéfense) ; la FRPI (Force de Résistance Patriotique de 11f1m), etc…
4. Les Forces années de la RDC
16. Les éléments de l’armée sont présents mais l’impact de leur présence est mitigé. D’aucuns leur: reconnaissent de gros efforts effectués pour: endiguer les massacres et les pillages. Certains officiers sont accusés de torpiller les avancées des hommes de rangs et des officiers subalternes. D’autre part, la multiplicité des centres de commandements FARDC et leurs faibles interventions contre les milices renforcent le pillage et l’économie criminelle.
17. De l’avis de plusieurs observateurs, et de façon générale, il se dégage que les Forces Armées de la République se caractérisent dans cette zone par :
– une sédentarisation de certains officiers qui sont restés longtemps dans la région et s’opposent à être déployés ailleurs ;
– la modicité et le détournement de la solde des militaires de rang et de leur ration, d’où l’amenuisement de leur motivation ;
– une mauvaise gestion des effectifs, tantôt insuffisants, tantôt fictifs: ceux qui tombent au front ne sont ni recensés ni déclarés ;
– une grande infiltration des éléments étrangers à la faveur des opérations de brassage et de mixage ; cf. cas du Procès de Bosco Ntaganda ;
– la présence des anciens rebelles du RCD, du CNDP et du M23 dans les rangs des militaires engagés dans les opérations à l’Est et soupçonnés de complicité avec l’ennemi.
– l’affairisme de certains officiers, plus soucieux du business que de la conduite des opérations militaires ;
– une forte porosité des frontières qui facilite des entrées nocturnes d’hommes armés provenant des pays voisins.
5. L’absence de l’autorité de l’Etat
18. La population a le sentiment d’être abandonnée. Les promesses du Gouvernement central quant au rétablissement rapide de la paix sont nombreuses, mais plusieurs sont souvent restées sans effets. Entre-temps, l’image négative du politique emballe l’inconscient collectif des populations.
19. Plusieurs auteurs des crimes jouissent de la couverture de certains acteurs politiques qui continuent à attiser les conflits pour en tirer profit ; ils seraient même instrumentalisés par des forces extérieures aux fins de pillage des ressources naturelles à la faveur de la persistance de la crise. D’autres acteurs politiques assistent impuissants à l’émiettement de leur pouvoir à la base.
20. De toute évidence, la chaîne traditionnelle de renseignement et de commandement paraît défaillante; et plusieurs chaînons font partie du problème, voire du blocage.
Certains responsables politiques et militaires obstruent la prise idoine de décisions ou en compromettent l’exécution. Dans le même ordre, la faiblesse des institutions judiciaires et l’impunité font que les anciens prisonniers retournent dans le cycle de la violence, faute de réinsertion dans une communauté civilisée.
6. La Monusco et la communauté internationale
21. La MONUSCO est accusée de passivité et même de complicité par la population. Sa présence suscite de plus en plus de suspicion et de scepticisme parce qu’elle n’a pas réussi à stopper les massacres, même quand cela se passe à quelques mètres de positions des forces onusiennes.
22. Du côté de la Monusco, les choses sont vues de façon positive car il y a espoir d’aller de l’avant. La Mission a mis en place trois forces d’intervention rapides qui sont mobiles. Elle mise sur la réouverture de ses bases qui étaient fermées. Des couloirs seront dégagés dans le Ruwenzori, à Mutwanga et à Eringeti.
II. RECOMMANDATIONS
23. Des constats faits, il ressort clairement que l’insécurité dans cette partie du pays est une réalité très complexe et pour la vaincre il faudrait une conjugaison d’efforts à plusieurs riveaux. C’est pourquoi nous recommandons:
La refondation structurelle (Présidence de la République et Gouvernement central)
24. Nous préconisons une refondation de la vision, des approches et des structures à divers niveaux: politique, militaire, police, services des renseignements, humanitaire, partenaires du Congo.
L’épuration de la solde des militaires (présidence de la République et Gouvernement)
25. Que diligence soit faite pour régulariser la paie de la solde des militaires surtout celle des soldats de rangs. et vérifier la meilleure utilisation des ressources allouées aux unités engagées dans les opérations, la maîtrise des effectifs et la bonne tenue• de la logistique sur le théâtre des opérations. Détourner la solde et la ration des militaires au front est un acte crimineL
La permutation effective des officiers affectés à l’Est (Ministère de la Défense et Etat-Major)
26. Il s’avère urgent et nécessaire de déplacer tous les officiers militaires ayant évolué dans les différentes rébellions ou groupes armés à l’Est du pays, et mettre à l’écart de la chaine du commandement et de la logistique ceux qui seraient réputés agents-relais des armées étrangères.
Le renforcement des effectifs et des supports logistiques (Gouvernement et Etat-Major)
27. Nous demandons de renforcer les effectifs des régiments et les doter des moyens logistiques adéquats dont les drones de reconnaissance et d’attaques en vue de réduire les pertes en vies humaines et en matériels.
L’opération militaire du genre «ARTEMIS» (présidence -Gouvernement Parlement)
28. Que plaidoyer soit fait pour une opération militaire de grande envergure à l’instar de la mission « ARTEMIS » qui fut menée, du6 juin au 6.septembre 2003 en lturi, par l’Union Européenne au titre de la Politique européenne de sécurité et de défense, sous l’autorité du Conseil de Sécurité de rONU, selon sa résolution 1484 du 30 mai 2003.
Le désarmement, démobilisation et réinsertion sociale (présidence-Gouvernement)
29. Nous en appelons à l’achèvement du processus de désarmement et de démobilisation, et à la prise en charge des démobilisés cantonnés depuis 2020. Plusieurs d’entre eux sont en train de rejoindre les groupes armés ou grossir les rangs des bandits et des gangsters.
L’observatoire pour la paix et relèvement socio-économique (Gouvernement-Monusco)
30. Nous conseillons la mise en place d’un cadre permanent de concertation pour la cohésion et la paix à l’Est, piloté par un observatoire scientifique multidisciplinaire, et l’implication des leaders locaux dans la sensibilisation à la cohabitation pacifique pour la consolidation du dialogue intra et inter communautaire.
Le Baraza la amani -Espace de dialogue pour la paix (Gouvemement-Monusco-Eglises)
31. Nous demandons de développer dans les zones de conflit des espaces de dialogue basés sur la communication de proximité et la promotion des valeurs de citoyenneté.
Le partenariat biatéral et multilatéral
32. Nous recommandons aux partenaires internationaux et pays amis de la R.D. Congo de communiquer davantage sur leur vision de la paix dans ce pays, et de s’impliquer pour le renforcement des mécanismes de certification des produits agricoles et miniers qui circulent dans la région.
La conversion
33. La guerre est la mère de toutes les misères, elle affecte toutes les sphères de la société et compromet l’avenir de nos enfants. A ceux qui ont pris les armes nous disons: «Arrêtez de tuer vos frères (cf Gn 8-9). Celui qui hait son frère est dans les ténèbres (lJo2, 10-11). Nous invitons ceux qui sont entrainés dans le spectre de la division à savoir que c’est par amour et l’unité que l’on peut vaincre le mal et briser le spectre de la violence.
34. Aussi recommandons-nous, pendant ce temps de Pâques, la proximité de toute la communauté nationale avec nos frères et soeurs de l’Est, en réservant un temps de prière pour la paix à l’Est du Pays.
CONCLUSION
35. La situation de l’insécurité à l’Est est un véritable drame qui affecte tout le pays. En effet, on ne peut pas espérer le développement de ce pays tant que l’Est restera sous contrôle des prédateurs. Nous sommes invités tous à assumer nos responsabilités et à resserrer davantage nos liens de solidarité et de fraternité ( 1 Co 12, 26).
36. La CENCO demeure engagée à accompagner le processus de la construction de la paix et de la cohésion sociale. En vertu de notre mission pastorale, nous travaillerons, au niveau interne et externe, à consolider la fraternité entre peuples et communautés afin que des ennemis se tendent la main et que des adversaires acceptent de faire ensemble une partie du chemin (Cf. Is 11,6-9).
37. Une fois de plus, nous exprimons notre compassion et nos condoléances les plus chrétiennes aux familles éprouvées, victimes des violences et des pillages.
38. Que la Sainte Vierge Marie, Notre Dame de la Paix, nous obtienne la grâce d’une paix durable en RD Congo et dans la sous-région des Grands Lacs.
Fait à Kinshasa, le 08 avril 2021.
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
