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Alexis  Gisaro persiste et signe : “Les constructions anarchiques sont la cause des inondations à Kintambo !”

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En marge de sa tournée d’inspection, ce mercredi 19 avril, dans le cadre du Projet «Kin-Zéro trou»  dans sa deuxième phase (2),  le patron des Infrastructures, le ministre Alexis Gisaro, a fait arrêter son cortège sur le pont Makelele vert l’hôtel Diplomate,  au quartier Lisala, non loin de la morgue de l’hôpital Kintambo. Objectif: il s’est imprégné de la situation précaire que vit la population de Kintambo suite aux inondations dûes aux constructions anarchiques.

La population de cette partie de la commune de Kintambo a demandé au ministre Alexis Gisaro de trouver une solution car, à chaque pluie, il y a inondation depuis qu’il y a des constructions sur le site de l’hôpital de Kintambo. Certains ont même construit des bétons qui ont rétréci la rivière. Conséquence : des inondations.

Après constat, Alexis Gisaro s’est exprimé devant la presse en ces mots : ” Cette construction est faite au vu et au su de tout le monde. Tout cet espace était occupé par les lits majeurs et mineurs. Et, à même temps cette rivière recevait des eaux de la rivière Mayenga et tout le bassin versant de Komoriko et autres passaient par ce collecteur pour se jeter ici à Basoko. Aujourd’hui, ce collecteur est obstrué parce que des individus se sont permis de construire sur cette zone non-aedificandi parce que c’est le lit majeur du fleuve», a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, il a ajouté que : « Nous nous posons la question aujourd’hui, qui donne ces autorisations ? Avec des inondations qui dérangent en amont. Il faudra prendre des mesures draconiennes. Pour éviter que le pont Diplomate ne soit inondé».

Pour redorer le sourire aux habitants de Kintambo, Alexis Gisaro invite ses collègues d’autres secteurs de fédérer les forces pour un travail en commun. Il s’agit notamment, entre autres, des ministres de l’Urbanisme et Habitat et Affaires Foncières pour trouver des mesures idoines. Aussi, la ville et la police doivent travailler en synergie pour démolir ces maisons, car, nul n’est au-dessus de la loi.

Desiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET


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Afrique du Sud : Ramaphosa investi pour un second mandat, F. Tshisekedi présent à la cérémonie officielle à Pretoria

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réélu pour un second mandat mais sans majorité absolue pour son parti au Parlement, est investi ce mercredi 19 juin lors d’une cérémonie en grande pompe dans la capitale Pretoria.

M. Ramaphosa, 71 ans, a prêté serment à 11h00 locales (09h00 GMT) au siège du gouvernement devant le président de la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, les membres du Parlement ainsi que les rois traditionnels des différentes ethnies du pays. Depuis le début de la matinée, sous un soleil froid d’hiver austral, les invités en costumes traditionnels ou robes de soirée réchauffées d’un manteau ont commencé à arriver au compte-gouttes, accueillis par le spectacle de musiciens et danseurs locaux. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus. Les représentants des partis politiques, des syndicats, de la société civile et les chefs religieux ont également été conviés. Des représentants de l’Union africaine (UA) et des Nations unies ont aussi été invités. Parmi eux, Félix Tshisekedi, président de la RDC, arrivé à Pretoria, ce même mercredi, afin d’assister à cet événement.

Cette cérémonie formelle d’investiture a été marquée par 21 coups de canon et un survol de l’armée de l’air.

Chef d’État et président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, Cyril Ramaphosa est devenu président de la République pour la première fois après la démission de Jacob Zuma en février 2018. Il a été réélu pour cinq ans par l’Assemblée nationale la semaine dernière, après des élections législatives le 29 mai qui se sont soldées par un revers cuisant pour l’ANC.

« Union nationale »

Sanctionné dans les urnes dans un climat de pauvreté croissante, de chômage endémique et d’affaires de corruption, le parti historique a perdu pour la première fois sa majorité absolue au Parlement en tombant sous la barre des 50% des voix. Il ne détient plus que 159 des 400 sièges de députés, lesquels élisent le président.

Cyril Ramaphosa a été réélu mais devra diriger un gouvernement de coalition inédit en trente ans de démocratie et partager le pouvoir avec une partie de l’opposition. Les tractations en vue de la formation du prochain gouvernement sont encore en cours et les spéculations vont bon train sur les portefeuilles qui devront être cédés par l’ANC.

La première formation politique d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), parti libéral encore largement perçu comme blanc et détenant 87 sièges à l’Assemblée, a répondu à l’appel de M. Ramaphosa de former un « gouvernement d’union nationale ». Tout comme le parti nationaliste zoulou Inkatha Freedom Party (IFP), qui a décroché 17 postes de députés, et deux autres petits partis. Les radicaux de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du turbulent Julius Malema et le parti uMkhonto weSizwe (MK) de l’ex-président devenu inéligible Jacob Zuma se sont de leur côté rapprochés ces derniers jours, promettant chacun d'”écraser” l’alliance gouvernementale « dirigée par des blancs ». Le MK a indiqué dans un communiqué que ses députés élus n’assisteront pas à « la cérémonie d’investiture grotesque de Cyril Ramaphosa », le qualifiant de « marionnette » aux mains de la DA.

Rappelons que plusieurs chefs d’État africains sont également invités à prendre part à cet événement grandiose du peuple sud-africain.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET


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