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PDL-145T/Kongo- Central: Le gouverneur Guy Bandu lance officiellement les travaux à Seke Banza, Songololo et Kasangulu

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Trois territoires ont été choisis par le gouverneur du Kongo-Central, Guy Bandu, pour le lancement officiel du PDL-145T. Le territoire de Seke Banza fut le premier à bénéficier du lancement des travaux, le 23 mars, puis le 24 mars à Songololo et enfin le 25 mars 2023 à Kasangulu.

Les habitants de ces trois territoires étaient venus en masse assister à cette grande cérémonie qui représente beaucoup pour leur province.
En face de ses administrés, devant le bâtiment administratif du territoire de Seke Banza, le Docteur Bandu a circonscris la raison de sa présence en ce lieu. « Je suis ici pour lancer le PDL-145T qui a comme objectif le développement local qui matérialise la vision du chef de l’Etat, celui du Peuple d’abord. Ce projet vient répondre aux besoins exprimés par les communautés locales. En tant que représentant du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et président du comité provincial de coordination, la charge de veiller à la concrétisation du PDL-145T dans le Kongo Central m’incombe », a fait savoir le gouverneur, tout en invitant ses administrés des différents territoires à s’approprier le PDL-145T.

Le numéro un de l’exécutif provincial a saisi cette occasion pour instruire les administrateurs des territoires, les chefs des secteurs, la société civile et les membres du comité territorial de suivi (CTS) de veiller au respect strict des normes liées à la bonne exécution de ce méga projet.

Le gouverneur du Kongo-Central a poursuivi son speech en déclarant: « Quant à moi, je veillerai à travers mon ministre du Plan, que la population du Kongo- Central s’approprie ce projet qui vient répondre à leurs désidératas ».
Le même discours a été tenu à Songololo et à Kasangulu, territoires choisis pour le lancement des travaux du PDL-145T.

Rappelons que bien avant la série des lancements officiels, la délégation de la CFEF, conduite par Ephrem Lutete, Senior légal dans cette structure, a remis au gouverneur 10 motos pour le CTS et une Toyota 4X4 Land-cruiser double cabine au comité provincial de coordination. Le gouverneur a rassuré que la remise de ces matériels roulants est une preuve supplémentaire de l’effectivité même de ce programme.
« Avec ces matériels roulants qui permettront de faire la supervision et le suivi, nous allons déjà à notre niveau, puis au niveau des AT effectuer la supervision et le suivi de l’exécution parfaite du programme du chef de l’Etat », a-t-il promis.

Consultation de la population de Tshela et Madimba

Le dimanche 26 mars 2023, les experts de la CFEF ont réuni plus de 60 personne dans la salle paroissiale de l’Eglise notre Dame des pauvres dans le territoire de Tshela.

Les membres de la société civile, les enseignants, les étudiants et quelques membres des confessions religieuses étaient tous attentifs pour écouter les experts de la CFEF venue leur fournir les bonnes informations en rapport avec l’exécution du PDL-145T. Une sensibilisation qui n’a laissé personne indifférente d’autant plus que cela concerne le développement de leur territoire.

Ready Konda, environnementaliste à la CFEF, a expliqué brièvement les bienfaits du PDL- 145T dans toutes ses phases, en mettant un accent particulier sur la première phase qui concerne les infrastructures socioéconomiques de base.

Présente dans la salle, Sandrine Pundi Pambu, Ingénieure agronome et chef de travaux à l’Institut supérieur d’études agronomiques de Tshela, s’est dit très satisfaite des informations données par les experts de la CFEF en rapport avec le PDL-145T.

Pour cette enseignante, maintenant que tout est clair, elle ira sensibiliser ses étudiants afin qu’ils s’approprient ce programme du gouvernement. C’est aussi le cas pour Julien Makaya, président de la Société civile du bas- fleuve. « Nous étions tous informés de l’arrivée du PDL-145T. Et à travers cette sensibilisation, chacun de nous sera le messager du PDL-145T auprès de sa communauté pour transmettre la bonne information », a-t-il déclaré.

Le samedi 01 avril 2023 dans la paroisse Saint André de Madimba, plusieurs leaders locaux (jeunes et vieux), les paysans venus de Kisantu et des villages environnants ont répondu présent à l’invitation leur lancée par la CFEF. Il était aussi question, comme ailleurs, de sensibilisation sur le PDL-145T.

A l’issue des fructueux échanges avec la délégation de la CFEF, ils ont tous promis de s’approprier ce vaste programme pour le bien de leur province.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité

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Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.

Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante

Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.

Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.

Les failles du système judiciaire actuel

Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.

La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.

Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.

Les conditions d’une justice crédible

Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.

Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.

Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.

Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.

Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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