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Alerte rouge : Le football congolais relégué au second plan, les Congolais envoûtés par la magie du football européen !

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Le dimanche dernier, le Classico congolais tant attendu entre le TP Mazembe et l’AS VClub a été joué dans une ambiance amère, marquée par l’absence du public et le manque d’affluence dans les bars locaux. Cette situation soulève des préoccupations quant à l’intérêt décroissant des Congolais pour le football national, préférant plutôt se tourner vers les compétitions européennes.

Alors que chaque soirée de la Ligue des Champions européenne fait vibrer la ville de Kinshasa, les habitants sont à la recherche d’endroits pour regarder les matchs. Les maillots des équipes européennes sont arborés fièrement, les discussions portent sur les exploits des joueurs étrangers, tandis qu’il est devenu presque impossible pour les plus jeunes de citer le nom de dix joueurs de l’AS Vita Club ou du TP Mazembe.

Cette tendance inquiétante démontre un désintérêt croissant pour le football congolais, autrefois si populaire. Le manque d’engouement lors du Classico congolais, qui est traditionnellement un événement majeur dans le calendrier sportif national, est révélateur de ce changement de mentalité.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette préférence pour le football européen. Tout d’abord, la diffusion massive des matchs de la Ligue des Champions dans les médias congolais a considérablement contribué à la popularité croissante de ces compétitions. Les exploits des clubs européens, leurs stars mondialement connues et la qualité du jeu proposé ont captivé l’attention des Congolais, reléguant ainsi le football local au second plan.

De plus, la disponibilité des maillots et des produits dérivés des clubs européens sur le marché congolais a également joué un rôle clé dans la préférence des supporters locaux. Les jeunes, en particulier, sont fortement influencés par les tendances internationales et cherchent à s’identifier aux stars du football mondial.

Le manque d’investissements dans les clubs congolais et l’absence de compétitions locales attractives ont également contribué à cette désaffection. Les infrastructures sportives sont souvent vétustes, les salaires des joueurs sont peu attractifs et le niveau de jeu est parfois critiqué. Face à ces réalités, il n’est pas surprenant que de nombreux Congolais se tournent vers des compétitions plus compétitives et médiatisées.

Cependant, il est important de souligner que le déclin de l’intérêt pour le football congolais n’est pas irréversible. Les autorités sportives, les clubs et les acteurs du football doivent prendre des mesures concrètes pour revitaliser et promouvoir le football local. Cela implique des investissements dans les infrastructures, l’amélioration des conditions de jeu et la mise en place de compétitions attrayantes qui suscitent l’enthousiasme des supporters.

Il est crucial de renforcer l’identité sportive congolaise et de redonner confiance aux supporters en mettant en avant les talents locaux. Des initiatives telles que la formation des jeunes joueurs, la promotion des derbies locaux et l’organisation de tournois de qualité peuvent contribuer à renouveler l’intérêt pour le football congolais.

Il est temps d’agir pour inverser cette tendance et redonner ses lettres de noblesse au football congolais. Sinon, le risque est réel que l’amour pour le football européen continue de supplanter celui pour le football local, laissant derrière lui une génération de supporters déconnectés de leurs propres racines footballistiques.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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