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Actualité

Nord-Kivu : FC Kyuka de Masisi domine 11 Vedettes de Walikale, TP Sake et Goma Sport se fixent rendez-vous ce vendredi

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Le Football Club Kyuka de Bweremana, en territoire de Masisi, s’est largement imposé (3 buts à brosse) devant l’Association Sportive 11 Vedettes de Pinga, en territoire de Walikale, ce jeudi 18 avril 2024 au stade de l’Unité de Goma.

Cette rencontre cadrait avec la poursuite de la deuxième journée de la phase préliminaire du championnat provincial de football du Nord-Kivu, en sa 36e édition. Une victoire qui fait sûrement le bonheur du FC Kyuka qui revient d’une écrasante défaite d’entrée (5-1) contre l’AC Brésil de la ville de Goma.

Pour la phase retour, les Vert et Jaunes Masisois n’auront pas du temps à perdre car ils vont remonter sur la pelouse ce samedi 20 avril face à l’AC Brésil. Ces derniers ne jurent que par une « vengeance » afin de faire plaisir à la population de Masisi qui fait face actuellement à une vie misérable caractérisée par la résurgence du M23, appuyé par le Rwanda.

« Nous sommes déterminés à faire le nécessaire contre le Brésil ce samedi. Notre grande mission est de franchir cette étape afin de nous qualifier en phase finale de cette compétition », a déclaré le capitaine de Kyuka FC, Delphin Bishumbi.

Dans l’autre groupe, le FC Goma Sport a laminé la formation de l’AC MIKA de Walikale (5-0), le jeudi 17 avril dernier, alors que TP Sake du territoire de Masisi trebuchait également contre l’AS Kivu-United.

Pour la suite du programme, FC Goma affronte le TP Sake tout à l’heure à 13h00 au stade de l’Unité de la Karisimbi ce vendredi 19 avril. Deux heures plus tard, Kivu-United fera face à l’AC Mika.

Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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