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Liberté de la Presse

Agression du M23/Rwanda : L’UNPC alerte sur la sécurité des journalistes et en appelle au professionnalisme et à la solidarité

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Le climat de plus en plus tendu à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), particulièrement à Goma, ne cesse de préoccuper l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC). La situation sécuritaire se détériorant de jour en jour, la ville est désormais occupée en grande partie par l’armée rwandaise, entraînant un déplacement massif de la population. Par conséquent, de nombreux journalistes et professionnels des médias se retrouvent en grande difficulté.

Lors d’un point de presse, ce mercredi 5 février à Kinshasa, l’UNPC a fermement dénoncé les actes de violence subis par les bureaux de sa section provinciale du Nord-Kivu, vandalisés le 26 janvier 2025 par les forces d’occupation.

Cette attaque a exacerbé les conditions de travail déjà précaires des journalistes sur le terrain et l’UNPC a exprimé son entière solidarité avec les confrères affectés par ces événements.

« L’UNPC rappelle que la liberté de presse est la mère de toutes les libertés et que, de ce fait, aucune entrave à son exercice n’est acceptable. La corporation exprime, à ce sujet, ses vives préoccupations sur la sécurité des journalistes dans les zones désormais contrôlées par l’armée rwandaise et dénonce les menaces et intimidations qui entravent leur droit à exercer leur métier librement », a déclaré Kamanda Wa Kamanda, président de l’UNPC.

L’organisation invite également les journalistes des provinces voisines, notamment du Sud-Kivu et de l’Ituri, à apporter leur soutien à ceux qui ont dû fuir les violences au Nord-Kivu. De nombreux journalistes ont trouvé refuge à Bukavu, Bunia et dans les environs, et ont besoin de l’appui de toute la profession pour continuer à exercer leur métier dans ces conditions difficiles.

L’UNPC, en sa qualité d’instance d’autorégulation, appelle également tous les journalistes et professionnels des médias à se conformer aux principes éthiques et déontologiques de la profession.

« En cette période particulière, il est essentiel de faire preuve de responsabilité et de garantir la véracité de l’information rapportée. L’UNPC rappelle que la presse, même en situation de crise, doit préserver son intégrité et son engagement à informer de manière juste et objective », a-t-il rappelé.

L’UNPC invite également la presse internationale à observer les lois et les règles locales, tout en restant fidèle aux faits vérifiables, loin des spéculations sensationnalistes.

Dans ce contexte difficile, les journalistes soutiennent également les forces de défense et de sécurité de la RDC et réitèrent leur solidarité avec toute la population congolaise dans sa quête de la paix et de la stabilité.

WTK

À la Une

Désinformation, IA et Éducation numérique : Les nouveaux enjeux au cœur d’un sommet, du 30 au 31 mars, à Kinshasa

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L’organisation indépendante de vérification des faits Eleza Fact a annoncé la tenue du tout premier sommet régional consacré à la lutte contre la désinformation en République démocratique du Congo.

Prévu les 30 et 31 mars 2026 à Kinshasa, cet événement majeur est coorganisé avec Afya Amani Grands-Lacs et le réseau FACTOSCOPE, autour du thème : « Repenser l’information, l’Intelligence Artificielle et l’Éducation numérique en temps de crise pour les cinq prochaines années ».

Un contexte régional sous tension

Dans un contexte régional marqué par les conflits armés et les crises sanitaires, notamment en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs, les organisateurs alertent sur le rôle amplificateur de la désinformation. Celle-ci contribue à attiser les tensions, fragiliser la cohésion sociale et entraver les efforts humanitaires.

À travers ce sommet, baptisé « Ukweli », les initiateurs entendent réunir près de 200 participants, dont des journalistes, experts, jeunes leaders, acteurs politiques et membres de la société civile, afin de construire une réponse collective face à ce phénomène.

Former, sensibiliser et responsabiliser

Selon Esdras Tsongo, directeur exécutif d’Eleza Fact, « en période de crise, la désinformation coûte des vies », soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de réponse face aux fausses informations.

Le sommet prévoit notamment des sessions de formation en fact-checking, l’usage responsable de l’intelligence artificielle, ainsi que la mise en place de campagnes de sensibilisation pour renforcer l’éducation aux médias et l’esprit critique des populations, en particulier des jeunes.

Une ambition régionale et stratégique

L’édition 2026 s’annonce ambitieuse avec 10 sessions thématiques, 10 panélistes internationaux et plus de 200 participants en présentiel, dont une cinquantaine venus de l’étranger, ainsi que la participation de plusieurs médias partenaires nationaux et internationaux.

À travers cette initiative, Eleza Fact et ses partenaires ambitionnent de faire de ce sommet un cadre stratégique pour restaurer la confiance dans l’information et renforcer la démocratie en RDC et dans toute la région des Grands Lacs.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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