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Agression de la RDC par le Rwanda et le M23: Les chefs coutumiers congolais se tiennent prêts !

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En marge de l’Atelier de validation de l’avant-projet de Loi modifiant et complétant la Loi portant Régime Général des Biens, Foncier et Immobilier et des Sûretés, tenu au Pullman du 25 au 27 mai 2022, des membres du Conseil Supérieur de l’Autorité Traditionnelle et Coutumière de la République Démocratique du Congo (CONATC) ont fait une déclaration, ce samedi 28 mai, en rapport avec quelques questions d’actualité.

En liminaires, en effet, par la voix de leur porte-parole, Sa Majesté Mfumu Difima, ils ont tenu à rassurer le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République et président d’honneur des chefs coutumiers de la RDC, de leur indéfectible soutien, attachement et accompagnement à la reconstruction de la RDC, notre patrimoine commun.

Tout en remerciant le ministre Molendo Sakombi de son engagement dans la conduite et l’atterrissage amorcé de la Révision de la Loi « Bakajika » dite Loi Foncière afin de neutraliser les abus commis sur la gestion de la Terre et ce, pour la paix des communautés locales et le développement des entités coutumières, gage de la relance économique du pays, ils l’ont appelé à suspendre provisoirement les ventes des terres coutumières sur l’ensemble de la RDC en attendant la Cartographie des terres coutumières, terres des communautés locales et la certification des villages coutumières conformément à la loi 15/015 du 25 août 2015 portant Statuts des Chefs coutumiers. D’ores et déjà, ils sollicitent l’accompagnement du Premier ministre Sama Lukonde aux efforts visibles exprimés par le ministre des Affaires Foncières.

Les autorités coutumières et Traditionnelles de la RDC voudraient solliciter auprès du Chef de l’Etat ainsi que du 1er Ministre, Chef du Gouvernement, leur implication dans la recherche des solutions appropriées à la situation sécuritaire générale de la République et ici, spécialement de l’invasion à l’Est de la RDC, objet de déstabilisation généralisée du peuple congolais.

Par ailleurs, les Autorités Traditionnelles et Coutumières de la RDC voudraient, conformément à la Loi Fondamentale du 19 mai 1960, tel confirmé par le Projet de la Révision de la Loi Electorale du Gouvernement en 2011, rappeler à la haute Attention du Président de la République, aux Institutions de la République spécialement la CENI et aux Institutions Internationales que les Chefs Coutumiers, Chefs de Chefferies et de Groupement sont membres de Droits au Senat et aux Conseils Locaux, et ce en prévision de la Révision actuelle de la Loi Electorale en vigueur.

Enfin, les chefs coutumiers voudraient enfin appeler l’ensemble des acteurs politiques à taire les conflits politiques, communautaires et électoraux, à regarder dans la direction de la paix et du développement de la RDC et son peuple et à s’inspirer du Congo ancestral pour un avenir meilleur du Congo Émergent.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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