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Affaires coutumières : Mvunzi Meya déterminé à remettre l’ordre à Kasongo-Lunda
Le ministre délégué auprès du vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Eyrolles Michel Mvunzi Meya, a ouvert les discussions devant aboutir à la fin du conflit de succession au trône de la chefferie Kasongo-Lunda, dans la province de Kwango.
C’est dans cette optique qu’il a réuni autour de lui plusieurs personnalités impliquées, dont les membres de familles régnantes, pour mettre définitivement fin à ce vieux conflit et réconcilier les protagonistes.


Le ministre Eyrolles Michel Mvunzi Meya a indiqué d’entrée de jeu que la réunion qu’il a convoquée ne visait pas à opérer le choix du grand chef coutumier, le Kyamvu Kasongo-Lunda. Mais qu’ils étaient là pour aplanir les divergences afin de permettre une fin heureuse et harmonieuse du conflit. Fidèle à son credo de non-ingérence politique dans les affaires coutumières, Mvunzi Meya a informé les princes Kasongo-Lunda que le choix du chef se fera au village, à Kasongo-Lunda, dans les strict respect des prescrits coutumiers et de la tradition.
Après discussions et échanges, des pistes de solution ont été vite trouvés. Les membres représentant les familles régnantes sont sortis très satisfaits de résolutions arrêtées grâce à la médiation du ministre Mvunzi Meya.
Pour Valentin Mitendo, ancien ministre provincial de l’Intérieur sous le gouverneur Kanys Makofi au Kwango, le conflit de succession à Kasongo-Lunda a perduré et qu’il est temps de trouver des solutions. Il a loué l’initiative de Mvunzi Meya, car, selon lui, « c’est un début de solution à ce problème ».

Madame Nzumba, une autre princesse invitée aux débats, a félicité le ministre Mvunzi Meya pour son initiative et le souci qui l’anime à donner des solutions aux problèmes de succession.
Pour cette femme de fer kwangolaise, cette initiative valait la peine, au regard de la grandeur royale du Kyamvu Kasongo-Lunda. « Kasongo-Lunda n’est pas un petit notable du coin, mais un grand chef qui règne sur plusieurs territoires « , a-t-elle fait savoir.
Dans le même ordre d’idée, Mvunzi Meya a encore reçu un groupe de parlementaires originaires du coin. Il s’agit des députés nationaux Albert Kutekala, René Lumbu, Ibula Mwana Katakanga et le sénateur Mangyadi. Mvunzi Meya n’a pas eu un deuxième message.
En réaction, les parlementaires, qui se sont voulus positifs, ont tous soutenu la démarche et l’initiative de Mvunzi Meya.
Mvunzi Meya est attendu sur place à Kasongo-Lunda, afin de rencontrer les notables et familles régnantes, pour une dialectique rapprochée qui devra aboutir à la fin du conflit et à l’installation, la cas échéant, du grand chef coutumier.
Mvunzi Meya est désormais connu comme un fin stratège qui sait mettre d’accord les princes même les plus rigoureux. Il est parvenu à convaincre les princes de la lignée de Kitsinga qui ont longtemps « confisqué » la royauté de la chefferie Pelende-Nord dans le territoire de Kenge, et ont bloqué le système rotatif de leur succession au pouvoir.
Par son engagement à marquer la présence de l’État dans la résolution des conflits à travers le pays, Mvunzi Meya a concilié les protagonistes des chefferies Panda, Basanga et Kaponda dans le Haut-Katanga. Ce jeune ministre du gouvernement Ilunga Ilunkamba se veut, à ce titre, le champion en matière de résolutions des conflits coutumiers et traditionnels.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
