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Diplomatie : les ambassadeurs du Rwanda et Royaume-Uni ont remis leurs lettres de créances à F. Tshisekedi
Après plusieurs mois d’attente causée par la pandémie du coronavirus et l’agenda du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, ce jeudi 02 juillet 2020 c’était le ballet diplomatique au Palais de la Nation où il a reçu les lettres de créances de deux ambassadeurs à savoir : Emily Maltman, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume-Uni en RDC et Vincent Karega, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Rwanda en RDC. La cérémonie s’est déroulée en présence de la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères Marie Tumba Nzeza et Bushiri Ongala Christian Conseiller Principal du Chef de l’État au collège Diplomatique.
À l’issue de cette cérémonie, la diplomate britannique a remercié le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi pour son accueil chaleureux et espère soutenir le peuple congolais dans ses ambitions de prospérité et stabilité.

« Je remercie le Président de la République pour son accueil chaleureux. Je suis ravie d’être de retour en RDC, un pays qui me tient fort bien à coeur. J’espère soutenir le peuple congolais en tant qu’Ambassadeur dans ses ambitions de prospérité et stabilité. Ensemble nous y parvenrons », a-t-elle fait savoir.
À ce poste, rappelle-t-on, Emily Maltman a succédé à John Murton qui son mandat avait expiré depuis l’année dernière 2019.

De son côté, le représentant de Paul Kagamé en RDC s’est dit honoré de présenter ses lettres de créances au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
« Je suis très honoré de présenter mes lettres de créances au Président Tshisekedi comme Ambassadeur du Rwanda en RDC. L’engagement mutuel de deux pays pour des relations bilatérales exemplaires et rentables à tous les niveaux est à son paroxysme.
Bosungani-Ubufatanye- Umoja. », a aussi fait savoir à son tour le diplomate rwandais.
Notons que le dégel dans les relations entre la RDC et le Rwanda ne cesse de se confirmer avec la nomination de Vincent Karega en qualité d’ambassadeur du Rwanda en RDC. Le nouveau promu, qui était en poste comme ambassadeur de son pays en Afrique du Sud, a succédé à Amandin Rugira, nommé ambassadeur rwandais auprès de l’Union européenne.
Son poste en Afrique du Sud est désormais occupé par son compatriote Eugene Segore Kayihura. Ce développement, à en croire des observateurs, est l’un des résultats du réchauffement des relations entre le pouvoir de Kigali et de Kinshasa.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »
Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables
Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.
Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le respect des engagements comme test de bonne foi
Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.
À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.
Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables
Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.
Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.
Achever d’abord le processus de Doha
Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.
Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.
Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.
Un dialogue inclusif et sans tabou
Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.
Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes
Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.
Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.
Une mise en garde sans ambiguïté
En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.
Tchèques Bukasa
