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Actualité

Affaire Rawbank : la justice inflige 8 ans de prison et 500 000 FC d’amende à un avocat

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La justice a frappé fort à Kinshasa. Freddy Ntumba Mukendi, avocat de profession, a été condamné à huit (8) ans de servitude pénale principale pour faux, usage de faux et escroquerie, dans une affaire liée à une tentative de spoliation immobilière impliquant la Rawbank.

Poursuivi en procédure de flagrance, l’avocat a été reconnu coupable par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, qui a ordonné son arrestation immédiate et l’a également condamné au paiement d’une amende de 500 000 francs congolais, soit environ 215 dollars américains.

Il est important de préciser que la condamnation à huit (8) ans de servitude pénale principale, prononcée par le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe, résulte d’un cumul de peines pour l’ensemble des infractions retenues à charge de l’accusé.

Dans un communiqué consulté par notre rédaction, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a salué une décision qu’il qualifie d’exemplaire, estimant qu’elle démontre la fermeté de l’appareil judiciaire, y compris lorsque les faits concernent des professionnels du droit.

« Cette décision montre qu’aucune position ni influence ne peut prévaloir sur la loi. Elle constitue un signal clair dans la lutte contre l’impunité et pour la protection des droits légitimes des citoyens », peut-on lire dans le communiqué.

De son côté, la défense de Freddy Ntumba Mukendi a exprimé son désaccord avec la décision du tribunal, annonçant sa volonté de contester le verdict.

Cette affaire s’inscrit dans la dynamique actuelle visant à assainir le secteur foncier et judiciaire en République démocratique du Congo, dans un contexte où les autorités intensifient la lutte contre les réseaux de spoliation des biens immobiliers.

Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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