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Affaire « Dolly Makambo » : le FCC en colère contre la coordinatrice de l’UFEVEA

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Alors que la condamnation du ministre provincial de l’Intérieur Makambo Nawezi Dolly, à 10 ans de servitude pénale par la Cour militaire, est favorablement accueillie par une bonne frange de l’opinion, quelques personnes tapies dans l’ombre ont plutôt rejeté cette décision de justice.

Parmi elles, des compagnons politiques de l’ancien ministre, membres du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie ( PPRD), formation politique phare du Front Commun pour le Congo ( FCC).

Ceux-ci ont désapprouvé l’arrêt rendu le 21 novembre 2019 par la Cour militaire dans cette affaire condamnant le ministre provincial de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, haut cadre du PPRD.

Pire, certains d’entre eux n’ont pas hésité de proférer des menaces publiques, le jour du verdict, à l’endroit des organisations de défense des droits de l’homme et des mouvements associatifs. Dielombaka Zolela Lena, la coordonnatrice de l’UFEVEA, structure qui a apporté son assistance à la veuve et aux orphelins du gestionnaire de l’hôpital assassiné, a fait savoir à la police les menaces de mort dont elle a fait l’objet de la part des personnes se reclamant du FCC, plate-forme politique à laquelle appartient Makambo Nawezi Dolly.

En effet, depuis la condamnation du ministre, elle est obligée ainsi de vivre en clandestinité parce qu’ayant peur des représailles de certains caciques du régime Kabila. Plusieurs membres de sa structure, l’Union des femmes veuves et enfants abandonnés (EFEVEA), ont rapporté que madame Dielombaka Zolela Lena a fait savoir ses craintes de voir ces personnes s’en prendre à sa famille, parce qu’ayant assisté les orphelins du défunt Belvis Nkuku, administrateur du centre de santé Vijana, assassiné par un des policiers dépêchés sur le lieu par Makambo Nawezi Dolly et consorts.

A en croire plusieurs sources, la famille politique de Makambo Nawezi Dolly s’organiserait à traquer les personnes sensées soutenir la partie civile lors de ce procès qui a fait couler encre et salive. Objectif final : venger leur camarade.

Dossier à suivre.

P.B.B./CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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