Connect with us

À la Une

Affaire « Détournement de 211 millions USD à la Gécamines »: La Société Civile Forces Vives de la RDC appelle à la transparence

Published

on

Le Bureau de Coordination de la Société Civile Forces Vives de la République Démocratique du Congo a exprimé sa stupéfaction face aux allégations de détournement de 211 millions de dollars américains au sein de la Gécamines. Ces informations ont circulé principalement à travers les médias sociaux, sans qu’aucune réaction prompte ne soit observée de la part du ministère de Portefeuille, qui a autorité sur l’institution. Dans un contexte où les rumeurs sont prises pour des vérités établies faute d’informations claires, la Société Civile Forces Vives demande des éclaircissements.

La Gécamines, malgré les difficultés qu’elle rencontre, est un acteur économique incontournable non seulement dans la province du Katanga, mais également un patrimoine national pour tous les Congolais. Les questions relatives à la gestion des grandes entreprises minières, telles que la Gécamines, la MIBA et la SOKIMO, sont d’un intérêt direct pour les organisations citoyennes comme la Société Civile Forces Vives de la RDC. Ainsi, lorsque certains Congolais, influencés par des politiciens opportunistes, régionalisent ou tribalisent le débat autour de cette entreprise, il est essentiel de sensibiliser l’ensemble de la population pour éviter de sombrer dans des divisions tribales ou régionales, en particulier en période électorale.

Face à cette situation préoccupante, la Société Civile Forces Vives de la RDC sollicite l’intervention urgente du ministère de Portefeuille afin de calmer les tensions et de rendre publiques les informations véritables, tout en évitant que l’Inspection Générale des Finances (IGF) ne soit juge et partie dans cette affaire. Si les accusations de l’IGF sont fondées, il revient aux cours et tribunaux compétents d’établir les responsabilités et de prendre les mesures nécessaires. Il est primordial de mettre rapidement un terme aux spéculations qui alimentent les divisions au sein de la société congolaise.

La Société Civile Forces Vives de la RDC profite de cette occasion pour appeler toutes les instances compétentes à s’impliquer activement afin de prévenir toute forme de division. Des décisions responsables renforcent l’unité nationale, tandis que des décisions contraires risquent d’attiser les flammes de la discorde. Dans un esprit patriotique, la Société Civile Forces Vives adresse cette lettre ouverte à la Ministre de Portefeuille, en espérant que ses préoccupations seront prises en compte pour le bien-être de la République Démocratique du Congo.

Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

Published

on

Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading