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Affaire Afriland First Bank : Dr Fokam pointé du doigt par les actionnaires minoritaires

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Les actionnaires minoritaires d’Afriland First Bank/RDC sont aux abois face à la condescendance et la défiance manifeste de la communauté d’actionnaires majoritaires chapeautée par le tout puissant Dr. Paul Fokam K. Dans une correspondance parvenue à notre rédaction et relayée sur les réseaux sociaux, le groupe d’actionnaires minoritaires d’Afriland First Bank RDC, constitué principalement des Congolais, exprime leur ras-le-bol et dénonce les pratiques peu orthodoxes de Dr Paul Fokam, un Camerounais, sous couvert de la communauté des actionnaires majoritaires.
Au moment où la Banque Centrale du Congo s’emplois pour la stabilité du secteur bancaire congolais avec des instructions qui préservent l’épargne publique, ces investisseurs camerounais, actionnaires majoritaires d’Afriland First Bank RDC veulent outrepasser le régulateur en imposant un mode de gestion trafiqué qui frise le mépris de toute une nation.
Nous pouvons lire les révélations rocambolesques et ahurissantes telles que repris dans la lettre :
1. « 10% du chiffre d’affaire annuel, calculé hors taxes (estimé à 15 millions de dollars américains), est alloué à sieur Dr Paul Fokam sous couvert de deux contrats d’assistance technique (Cfr. Page 4) : signés avec les sociétés Afriland First Group Management (AFGM) et Afriland First Group S.A (AFG), dont Dr. Fokam est actionnaire majoritaire et bénéficiaire final in fine. L’on peut lire ceci : « L’un des contrats stipule que la banque est tenue de payer 2% de son chiffre d’affaires annuel hors taxes en faveur AFGM ; En réalité, il s’agit d’un contrat de façade puisque le vrai contrat porte sur 10% du chiffre d’affaires annuel hors taxes en faveur de la même société ; et parfois, les paiements sont effectués d’avance comme l’indique la facture ci-jointe (Annexe 17). Non seulement, ces ponctions ne reposent sur aucune prestation réelle, mais en plus, elles sont dissimulées. Cette technique d’enrichissement illégal fait perdre à la Banque environ 15 millions Usd, auxquels il faudra ajouter les effets de la fiscalité ».
2. L’actionnariat raccommodé au profit d’un seul Homme (Cfr page3) : le Tout puissant Dr Paul Fokam est en fait le bénéficiaire final de l’empire Afriland, où pivotent les sociétés satellites suceuses des dividendes. La structure de l’actionnariat d’Afriland First Bank RDC renseigne de 09 actionnaires dont a Afriland First Group 77,066% ; Afriland First Bank Cameroun 12,824% ; Dr Paul K. Fokam 4% ; M. Joseph Toubi 1,761% ; M. Nsungani N’Landu 0,968% ; Mme Wivine N’Landu 0,600% ; M. Louis Handou 0,800% ; M. Souaibou Abary 1,032% ; M. Kafindo Patrick 0,948%. Un peaufinage digne d’un make up professionnel : Afriland First Group est actionnaire majoritaire d’Afriland First Bank Cameroun 73,86% et la Sifabo Holding 80,57%, dont le Dr Paul K. Fokam est actionnaire majoritaire de la Sifabo Holding avec 90%.
3. Perception des dividendes indus en faveur de l’actionnaire majoritaire (Cfr page 7) : la perception des dividendes par l’actionnaire majoritaire Afriland First Group SA (Dr. Paul Fokam) sur la période allant de 2009 à 2018 alors qu’il n’avait jusque-là pas libéré sa quote-part du capital souscrit en 2009 à l’occasion de l’augmentation de capital en numéraire «Toutefois, pour niveler le niveau du capital entre la comptabilité (USD 10 568 041) et les statuts de la Banque (Usd 12.000.000), la Banque a passé un ajustement dans la situation comptable de un million quatre cent trente et un mille neuf cent cinquante-neuf (Usd 1.431.959), par compensation de dette auprès de ses actionnaires ayant procédé à la souscription initiale du capital ». Il y a défaut de libération de capital, car l’ajustement effectué ici portait sur l’augmentation de capital opérée en 2009 et nos statuts disent ceci à l’article 9 : « Les actions doivent être libérées au moins du quart de leur valeur à la souscription, le solde étant versé au fur et à mesure des appels par le Conseil d’Administration dans un délai maximum de trois ans à compter de la date de souscription » ; Malgré toutes ces irrégularité, l’actionnaire majoritaire, Afriland First Group S.A qui est la propriété de Dr Paul Kammogne Fokam, a bénéficié de tous les avantages liés à cette augmentation de capital depuis au moins 10 ans.

4. Des Administrateurs condamnés au pénal pour faux et usage de faux, et faux en écriture : l’on peut lire « dans l’empressement d’écarter coûte que vaille, l’ancien Directeur Général décédé, le feu Souaibou Abary, les actionnaires majoritaires, à travers leurs administrateurs au conseil d’administration, ont produit un faux procès-verbal de la réunion du 06 juillet 2021 ». Ce procès-verbal a été attaqué devant les cours et tribunaux et obtenu la condamnation au pénal de ces administrateurs ; ce qui leurs excluent du système bancaire congolais selon la loi N° 003/2002 relative à l’activité et au contrôle des établissements de crédit, en son article 15.
5. Des investisseurs conflictuels (page 12) : comme le dit-on, chasser le naturel, il revient au galop. Les actionnaires majoritaires entretiennent des relations compliquées avec les régulateurs bancaires. Selon la presse EcoMatin, Afriland First Group SA est constant dans sa démarche : se soustraire par tous les moyens, au contrôle des Régulateurs nationaux et régionaux. La lettre des actionnaires minoritaires révèle également la tension dans la relations entre sieur Dr. Paul Fokam et la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance « CIMA » qui l’a suspendu pour financement des sociétés satellites dans des conditions contraires aux dispositions règlementaires.
6. La Mort de M Souaibou Abary, ADG de Afriland First Bank/RDC : (Cfr page 2) selon les actionnaires minoritaires « le décès de M. Souaibou Abary, ancien Directeur Général de Afriland First Bank RDC, dans des circonstances mystérieuses et troublantes, dont la coïncidence de son décès survenu après la condamnation au pénal des administrateurs et les comportements qui s’en sont suivis, nous laissent penser qu’il pourrait s’agir d’un acte criminel ».
7. L’avènement de la croissance sous l’égide de l’ADG Souaibou Abary (Cfr page 17) : cette lettre renseigne que « De 2006 à 2015, trois Directeurs généraux se sont succédés à la tête de notre banque. Pendant toute cette période, sur les 17 banques que notre pays a constamment comptées, le rang de notre banque a toujours oscillé entre la 15e ou la 16e place,…. Les performances de la banque étaient toutes aussi médiocres dans une atmosphère de suspicion. Classée 15e à la fin 2014, la situation d’Afriland First Bank CD se résume comme suit à cette époque : Résultats nets cumulés (De 2006 à fin 2014) : USD 13,2 millions ; Réseau : 5 agences et 9 guichets, répartis dans 4 provinces (Kinshasa, Kongo-Central, Lubumbashi, Gemena) ; Nombre de clients : 59.533 dont 34.849 agents et fonctionnaires de l’Etat ; Turn-over : l’un des plus élevés du marché ; Niveau des dépôts de la clientèle : USD 30,24 millions ; Volume des crédits à la clientèle : USD 64,23 millions, Total bilan : USD 74,44 millions ; Niveau des salaires du personnel : le plus bas du marché bancaire suivant les études ; Couverture sanitaire du personnel : l’une des plus médiocres du marché.

Il fallut attendre l’arrivée du défunt M. Souaibou Abary pour que notre institution ressemble enfin à une banque et parvienne à occuper la 5e ou 6e place en seulement 6 ans, ses réalisation se rapporte à ce qui suit : Résultats nets cumulés (De 2015 à fin 2020) : USD 39,5 millions ; Réseau : 16 agences et 10 guichets, répartis dans 15 provinces ; Nombre de clients : 204.994 dont 146.753 fonctionnaires ; Turn-over : quasiment nul ; Niveau des dépôts de la clientèle : USD 320,3 millions ; Volume des crédits à la clientèle : USD 412,1 millions ; Total bilan : USD 522,4 millions ; Niveau des salaires du personnel : niveau moyen et acquis difficilement auprès du Conseil d’Administration malgré les performances de la banque ; Couverture sanitaire du personnel : l’une des meilleures du système bancaire en RDC ; Mais sous nos regards impuissants, ce beau rêve s’arrêta brusquement au milieu de l’année 2021 du fait de Monsieur Toubi Joseph, à travers sa lettre de suspension adressée au défunt en violation des statuts de la banque, qui ne lui conféraient aucun pouvoir de suspendre un Directeur général en fonction.

8. Qui était le feu Souaibou Abary, un hommage mérité : ancien Directeur général d’Afriland First Bank RDC, décédé à Kinshasa le 22 octobre 2021 dans les circonstances qui demeurent à ce jour mystérieuses et extrêmement douloureuses pour la plupart de ceux qui l’ont côtoyé. « 27 années passées au sein du Groupe Afriland, Monsieur Souaibou Abary a su transformer en « or » tout ce qu’il a « touché ». Trois ans après le lancement d’Afriland en Guinée Conakry, filiale qu’il a ouverte et rentabilisé à partir de la deuxième année seulement, le Groupe a estimé que l’ex-Directeur général pourrait être plus utile ailleurs, en l’occurrence, sa nomination comme Directeur général à la filiale de la RDC. « L’un des meilleurs employés que le Groupe Afriland ait connu à ce jour ; sinon, le meilleur selon les propos recueillis auprès de certaines indiscrétions qui ont préféré garder silence de peur de représailles venant de leur « Maître : Dr Paul K. Fokam ». Monsieur Souaibou Abary était un Manager hors-Pair, il a rehaussé le niveau de la banque de la 15è à la 6è position du classement. sur le plan commercial et des relations publiques, il a marqué à jamais, le paysage bancaire de notre pays en six ans…. Le Conseil d’Administration ne manquait pas d’occasion pour féliciter et le remercier. Six ans plus tard, tout s’arrête. Il meurt dans des circonstances mystérieuses alors qu’il était en procès avec ses pairs actionnaires.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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30 ans de la Jeunesse Tshisekediste : Le secret d’un dynamisme hors normes ! (Interview avec Me Elvis Mayo Bieme, Directeur de cabinet adjoint du SG de l’UDPS)

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15 août 1992 -15 août 2022, la Jeunesse de l’Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS) a célébré sa journée telle qu’instituée par Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba il y a de cela 30 ans. Force évidente pour les uns, éléments troublants pour les autres, la Ligue des Jeunes de l’UDPS fait l’objet de controverse aujourd’hui.  Pour éclairage, CONGOPROFOND.NET a pris langue avec Me Elvis Mayo Bieme, Directeur de cabinet adjoint du Secrétaire général du parti présidentiel.

 

Congoprofond.net : Quelle est la place pour les jeunes au sein de votre Parti ?

Me Elvis Mayo Bieme : Statutairement notre Ligue des Jeunes est consacrée car l’apport de la jeunesse est une condition indispensable de tout progrès politique. L’UDPS accorde une protection à sa jeunesse qui a toujours constitué un de ses principaux champs d’action dans la lutte ; toutes les fédérations sont pétries des jeunes motivés et motivants qui veulent relever le défi de l’engagement, en retrouvant le chemin du militantisme et de la formation. Voilà pourquoi, le Secrétaire Général Augustin Kabuya organise souvent des matinées politiques pour renseigner la jeunesse sur les événements politiques majeurs.

Le Parti a toujours veillé à la transmission de certaines valeurs et connaissances essentielles d’une génération à l’autre.

Congoprofond.net : Est-elle vraiment bien structurée cette Ligue des Jeunes ? N’y a-t-il pas des cacophonies dans la gestion ?

Me Elvis Mayo Bieme : Je vous ai dit qu’il existe des textes applicables à la Ligue, donc la question structurelle est réglée. Il s’agit d’un regroupement des jeunes qui, par ailleurs, ont leur tempérament propre. Cependant lors des grands rassemblements, la solidarité est un réflexe naturel et, cela est hyper important pour le Parti. Il n’y a aucune cacophonie, tout repose sur une question d’équilibre, des rapports entre les membres et notamment avec ceux des structures affiliées à la Ligue telles que NGT, Force du Progrès, GRET, Fatshi Progrès, Base Tshimini, Ajpro, Force Grise, Force Défensive, Hltc, Vision Fatshi, Corps de l’élite scientifique, etc. Malgré cette multitude des mouvements, la Ligue maintient peu ou prou une action protectrice.

Congoprofond.net : Il se raconte partout que, sur le net, les jeunes de l’Udps versent dans des attaques ad hominem à tout va. Qu’en dites – vous ?

Me Elvis Mayo Bieme : Oui, la politique s’est digitalisée et les réseaux sociaux sont devenus une citadelle de la jeunesse militante. J’affirme que la jeunesse de l’Udps est d’une brillance sans égale sur ce terrain. Rappelons que notre Parti met l’accent sur l’éducation politique et pacifiste. La hiérarchie n’a jamais avalisé les attaques ad hominem par des propos injurieux. Le numérique est certes un formidable accélérateur de démocratie, mais sa moralisation est impérative pour toutes les tendances partisanes. Nous assistons tous à des répliques incendiaires qui ne sont pas de l’apanage seul de nos jeunes. Tous les partis ont le devoir d’encadrer leurs jeunes qui incarnent la politique du futur.

Congoprofond.net : Quel bilan pourrez-vous tirer de ces trois décennies couvrant cette commémoration de la Jeunesse de l’Udps ?

Me Elvis Mayo Bieme : Je retiens que durant ces trois décennies, la force de la jeunesse de l’Udps a été visible lors des journées de protestation malgré des difficultés considérables limitant ses moyens d’action sous des régimes de dictature. Cette jeunesse a aussi tissé des liens avec des partis socialistes des pays étrangers de manière constante. Elle s’efforce, par un travail de réflexion et de propagande, non seulement d’éveiller les consciences mais aussi de faire pression, par ses fédérations et mouvements associatifs sur le parlement et gouvernement. Nul n’ignore qu’à l’occasion de grands mouvements de masses, c’est généralement la jeunesse de l’Udps qui s’est trouvée en première ligne, poussée par son désir de changement, son courage et son dynamisme.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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