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Abbé Santedi aux étudiants ecclésiastiques de l’UCC : « Apportez, innovez, engagez-vous ! »
Des échanges fructueux entre le recteur de l’Université Catholique du Congo (UCC), le Professeur Abbé Léonard Santedi, et les étudiants ecclésiastiques ont eu lieu ce lundi 15 mai 2023, dans la salle professeur Abbé Ngimbi, sur le campus de Mont-Ngafula, sur la route By pass, en vue d’améliorer la vie à l’université et de projeter le meilleur à venir.
Trois points on fait objet de ce dialogue : Notre identité, notre mission pour honorer cette identité, et enfin la pastorale universitaire. Après la prière d’ouverture, l’Abbé Recteur a tenu à rappeler les propos du Pape François : « L’éducation est un acte d’espérance qui, à partir du présent, regarde l’avenir ». De ce fait, l’Université Catholique du Congo se veut être cet espace dans lequel s’effectue ce mouvement. Un espace à la fois scientifique et ecclésiastique.
« Notre formation à l’UCC doit être différente. Elle doit revêtir une couleur autre que toutes les autres universités. Le juriste, le médecin, l’informaticien, l’économiste, le politologue, le communicologue, le philosophe et le théologien de l’UCC doit être différent des autres. Notre Alma mater est une Université qui ne se limite pas à donner des diplômes, mais qui transmet un système de valeurs chrétiennes ; qui se distingue dans l’enrichissement de l’inspiration chrétienne, la tradition de l’Eglise, le lien avec le l’Eglise locale et service de la société », souligne le professeur Santedi.
Il a par ailleurs, rappeler le sens profond de la devise de cette grande maison de formation « Lumen super flumen » : « Notre mission c’est d’être des lumières qui éclairent, qui illuminent l’humanité. Contribuer à l’épanouissement du savoir pour avoir un monde plus juste et plus vivable. L’UCC doit, à travers sa devise, remplir les trois fonctions de la lumière :
1. La fonction pédagogique : comme un pédagogue, l’UCC doit être cette lumière qui montre le chemin, et le bon chemin à travers les enseignements spécifiques que donne chaque faculté.
2. La fonction éthique, morale : l’UCC se veut être une lumière qui chasse les ténèbres des anti-valeurs (la corruption, la tricherie, l’intolérance, le tribalisme, etc). Le combat de cette lumière est de lutter contre tout ce qui nous tire vers le bas.
3. Et enfin, la fonction salvifique : l’UCC doit être cette lumière qui donne la vie à toutes celles et à tous ceux qui la fréquentent. Elle doit les transformer, les éveiller, leur donner le sourire et la joie de vivre.
En somme, le Professeur Santedi a donc, en ce sens, invité tous les ecclésiastiques (prêtres, religieux, religieuse et séminaristes) de l’UCC à prendre leur place à la pastorale universitaire, pour aider et accompagner tant soit peu toutes les âmes qui fréquentent ce grand édifice de savoir, afin d’ajouter à leurs connaissances scientifiques, des valeurs morales et chrétiennes. Et ce, dans le seul but de rendre plus intégrale leur formation. Qu’ils deviennent et soient des hommes et des femmes complets, convertis par la lumière de l’Université Catholique du Congo, qui travailleront demain au service de la communauté humaine.
« Nous avons une identité à honorer ! Nous devons donc contribuer à éclairer notre humanité, notre société. Notre mission c’est d’être des lumières, des vraies lumières. Les ecclésiastiques doivent être des lumières pour tout l’ensemble de la communauté estudiantine. Nous recevons la lumière de l’intelligence pour justement éclairer l’histoire, l’humanité ; contribuer au progrès du savoir, à l’édification d’un monde plus juste, plus fraternel. Et c’est ici, chers amis, que j’inscris ce combat que nous devons mener ensemble, le combat de la lumière. Je sollicite votre collaboration et vous invite à prendre votre place dans la vie pastorale de l’Université. Pendant votre parcours ici, vous ne pouvez pas passer outre celà. Apportez, innovez, engagez-vous ! C’est à cela que je vous invite, chers frères et chères sœurs ecclésiastiques », a conclu le recteur, l’Abbé Léonard Santedi.
Cette belle et riche rencontre s’est achevée par un dialogue fraternel, puis s’en est suivi un petit rafraîchissement offert par le rectorat.
Il convient de signaler que cette même activité a été organisée ce mardi 16 mai à 12h, dans la salle de lecture, pour ceux du campus de Limete.
Commencé à 12h30, cet échange s’est clôturé à 14h11, par une prière.
Régis MBUYI NGUDIE, ssp
L1 Théologie/UCC/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
