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Analyses et points de vue

À Doha, le terrorisme rwandais se pare des oripeaux de la légitimité

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Les pourparlers de Doha entre la RD Congo et les pantins du Rwanda, tournent au fiasco prévisible. Sous couvert de négociations, le mouvement terroriste RDF/M23, dont les crimes sont documentés par l’ONU et les organisations des droits humains, ose présenter des revendications aussi grotesques qu’inadmissibles. Un mépris cynique pour la souveraineté congolaise et les milliers de victimes de cette guerre par procuration.

Le RDF/M23 exige le contrôle des territoires occupés. Une prétention illégitime pour un groupe dont l’offensive de janvier 2025 a déplacé 400 000 civils et semé la terreur dans le Kivu. Leur revendication territoriale repose sur une logique de pillage, notamment des mines de coltan, dont ils ont tiré 800 millions de dollars en 2024 selon l’ONU, mais aussi la destitution négociée de Félix Tshisekedi.

Une ingérence flagrante dans les institutions démocratiques congolaises. Le RDF/M23, qui ne représente qu’une infime faction armée, prétend dicter le destin politique d’un pays de 100 millions d’habitants. Ces terroristes espèrent une amnistie pour ses chefs. Une insulte aux victimes de massacres comme ceux de Kishishe (2022) ou de Goma (2025), où les casques bleus ont documenté des exécutions sommaires.

Kigali, tout en niant son soutien au RDF/M23, en contrôle les opérations militaires selon des rapports onusiens. Les « revendications » du RDF/M23 reflètent les ambitions régionales du Rwanda sur l’exploitation des ressources minières congolaises. Le RDF/M23 sert de cheval de Troie pour le trafic de minerais via le Rwanda, comme le dénonce la RDC dans son procès contre Apple.

Le prétendu combat contre le FDLR (un groupe marginalisé depuis des années) n’est qu’un prétexte pour justifier l’occupation et la déstabilisation calculée des institutions congolaises. Les tensions à Doha illustrent l’imposture des rebelles. Le RDF/M23 accuse Kinshasa de « manque de sérieux » tout en refusant de désarmer, exigeant même la réouverture des banques en zones occupées.

Les États-Unis et le Qatar, bien que pressants, peinent à contraindre Kigali. Le projet de « Washington Accord » reste lettre morte tant que les troupes rwandaises stationnent en RDC. Ce qui paraît aux yeux du peuple Congolais une complicité passive des médiateurs. Le RDF/M23 et son parrain rwandais jouent une partie d’échecs macabre, où chaque revendication est un coup de poignard à la paix.

La communauté internationale, souvent complice par son silence, doit exiger le retrait immédiat des troupes rwandaises (confirmé par des observateurs neutres), la reddition sans condition du RDF/M23, dont les chefs doivent répondre de leurs crimes devant la justice et des sanctions ciblées contre Kigali, au-delà des mesures symboliques actuelles. La RDC n’a pas à négocier avec des terroristes. Elle a droit à sa souveraineté, à sa dignité, et à une paix qui ne soit pas un marché de dupes.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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